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Le Livre de Perle

Titre : Le Livre de Perle
Auteur : Timothée de Fombelle
Éditeur : Gallimard
Date de publication : 2014

Synopsis : Ilian, prince déchu d’un monde féérique, a été banni dans notre réalité à la veille de la seconde Guerre mondiale. Tombé amoureux d’Olia, une fée bannie en même temps que lui, il parcourt la Terre à la recherche de preuves magiques pour retouver son monde. Il croise sur sa route un couple de confiseurs juifs, les Perle, qui l’accueillent comme un fils.

Les histoires naissent ainsi, quand de petits mystères rencontrent des heures sombres.

Timothée de Fombelle est principalement connu pour avoir écrit Tobie Lolness, son premier roman. Ce dernier a connu un succès planétaire et a reçu de nombreuses récompenses (prix Saint-Exupéry, prix Tam-Tam, prix Sorcières). Il a poursuivi sa carrière d’écrivain avec Céleste, ma planète et Victoria rêve, deux romans axés sur l’écologie. Ces deux romans ont été édités au format audio. Avec Vango, il reçoit une critique dithyrambique et achève de séduire les irréductibles. Son dernier roman, Le Livre de Perle, mélange la réalité avec la féerie, obtenant un hymne vibrant de sincérité pour l’amour et l’imaginaire.

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Grossir le Ciel

Grossir le Ciel

Titre : Grossir le Ciel
Auteur : Franck Bouysse
Éditeur : La Manufacture de livres / Le Livre de Poche
Date de publication : 2014 / 2016
Récompenses : Prix Polar Michel Lebrun 2015, Prix Polars Pourpres 2015, Prix des lecteurs de Villeneuve-Lez-Avignon 2015, Prix sud-ouest du polar (Gradignan) 2016

Synopsis : L’abbé Pierre vient de mourir. Gus ne saurait dire pourquoi la nouvelle le remue de la sorte. Il ne l’avait pourtant jamais connu, cet homme-là, catholique de surcroît, alors que Gus est protestant. Mais sans savoir pourquoi, c’était un peu comme si l’abbé faisait partie de sa famille, et elle n’est pas bien grande, la famille de Gus. En fait, il n’en a plus vraiment, à part Abel et Mars. Mais qui aurait pu raisonnablement affirmer qu’un voisin et un chien représentaient une vraie famille ? Juste mieux que rien. C’est justement près de la ferme de son voisin Abel que Gus se poste en ce froid matin de janvier avec son calibre seize à canons superposés. Il a repéré du gibier. Mais au moment de tirer, un coup de feu. Abel sans doute a eu la même idée? Non. Longtemps après, Gus se dira qu’il n aurait jamais dû baisser les yeux. Il y avait cette grosse tache dans la neige. Gus va rester immobile, incapable de comprendre. La neige se colore en rouge, au fur et à mesure de sa chute. Que s’est-il passé chez Abel ?

Note 3.5

Le vieil homme était d’une ancienne famille de meuniers qui s’était éteinte avec lui. Ici, les lignées, elles s’éteignent toutes les unes après les autres, comme des bougies qui n’ont plus de cire à brûler.

Melvile, tome 2 : L’histoire de Saul Miller

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Titre : L’histoire de Saul Miller
Série : Melvile, tome 2
Auteur : Romain Renard
Éditeur : Le Lombard
Date de publication : 22 janvier 2016

Synopsis : Saul Miller, brillant universitaire, professeur d’astrophysique, passe sa retraite à Melvile. Auprès de Saul, il y a Paz et sa fille Mia, une jeune fille de onze ans que Saul aide dans ses devoirs. Il y a Beth et Daniel, ses amis et voisins. Et il y a eux. Des chasseurs venus d’ailleurs et qui rodent dans les bois. Une discussion qui tourne mal, un sourire inquiétant et c’est le monde de Saul qui explose. Mais c’était sans compter qu’ici, à Melvile, certaines légendes prennent chair et corps bien plus facilement qu’ailleurs…

Note 4.5

Coup de coeur

Prend bien soin de tes rêves, Mia. Parce qu’ils ne s’exaucent qu’une fois. Après, c’est trop tard. C’est le tour d’un autre.

La Baleine thébaïde

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Titre : La Baleine thébaïde
Auteur : Pierre Raufast
Éditeur : Alma (Romans) [fiche officielle]
Date de publication : 5 janvier 2017

Synopsis : Fraîchement diplômé, Richeville, jeune homme timide et idéaliste embarque au nord de l’Alaska, sur un bateau. Objectif : retrouver la fameuse « baleine 52 », qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l’équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d’autres desseins.
Au menu : l’inquiétant Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d’aventures extraordinaires.
Pierre Raufast, le roi de l’ingénierie littéraire, poursuit dans son troisième roman sa veine épique. Mêlant la science et la fantaisie, le roman d’éducation et d’aventures, il démontre avec brio sa capacité inépuisable d’imagination et son talent jubilatoire. Nous sommes ici en présence d’un délire imaginatif qui n’a d’égal qu’une arborescence narrative travaillée au nanomètre près. De sorte que, ahuri, le lecteur ne voit pas qu’il a affaire à un véritable programmeur.

Note 3.5

Le vendredi 26 août de l’an dernier, la diva hollywoodienne Eva S. et le sénateur républicain Saul B. eurent une relation sexuelle épicée dans la piscine d’une superbe villa de Santa Barbara en Californie.
Cet ébat aquatique, à dix mille kilomètres de chez moi et dont les protagonistes m’étaient totalement inconnus, dévasta ma vie.

Quand on a dévoré La Fractale des raviolis, puis La Variante chilienne, on ne peut décemment pas passer outre le nouveau roman de Pierre Raufast chez les éditions Alma : La Baleine thébaïde.

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Le Rapport de Brodeck, tome 2/2 : L’Indicible

Le Rapport Brodeck 2 L'Indicible

Titre : L’Indicible
Série : Le Rapport de Brodeck, tome 2/2
Auteur : Manu Larcenet
Éditeur : Dargaud [fiche officielle]
Date de publication : 17 juin 2016

Synopsis : Manu Larcenet se confronte à une adaptation, celle du chef-d’oeuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien, et lui donner une nouvelle vie éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes, une plongée dans les abîmes, servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre.

Note 4.5
 
Coup de coeur

Ne vous excusez pas, je sais que raconter peut être un remède sûr.

Après un premier tome très introductif et porté sur le mystère planant, l’adaptation dessinée du Rapport de Brock par Manu Larcenet se conclue finalement de belle façon.

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54×13

54x13

Titre : 54×13
Auteur : Jean-Bernard Pouy
Éditeur : L’Atalante (Insomniaques et ferroviaires) [fiche officielle]
Date de publication : mai 1996, puis février 2016

Synopsis : J’ai démarré au kilomètre 85
dans une descente.
Je fonce.
À partir de maintenant, faut tenir.

Dans la dix-septième étape du Tour de France, Lilian Fauger, un jeune coureur dunkerquois, s’échappe contre toute attente du gros de la troupe avec une telle hargne qu’il va faire le trou.
Alors Lilian gamberge : si c’était son jour, son étape ?
Et quand, derrière, la chasse est lancée, il n’est plus qu’un fuyard, un évadé qui voit revenir sur ses traces une sorte de peloton d’exécution.
À quoi pense un homme seul dans l’effort et la douleur qui monte ?
C’est la question que pose Jean-Bernard Pouy dans ce roman : quatre heures de l’histoire d’un coureur cycliste. Quatre heures : une vie ; un suspense. Un roman noir aussi.
Car le Tour, c’est encore les équipes – celle de Lilian s’est construite de bric et de broc – les sponsors, l’argent, la télé – « le sport à la télé »…

Note 3.5

« Pédale, camarade, le vieux monde est derrière toi… Car, petit à petit, il y a le réel qui te rattrape avec son cortège de souffrance, de malheur, de petites mesquineries et de vraies embrouilles… »
Extrait du « code Wegmuller ».

Il fut un temps où les éditions L’Atalante avaient davantage la possibilité de faire du polar parmi leurs collections. Les occasions sont plus rares actuellement, mais il n’empêche qu’ils ont réédité un court roman de Jean-Bernard Pouy paru chez eux en 1996 et qui attire l’œil.

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À la fin le silence

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Titre : À la fin le silence
Auteur : Laurence Tardieu
Éditeur : Le Seuil (Cadre Rouge)
Date de publication : 18 août 2016

Synopsis : Décembre 2014. Depuis plusieurs semaines, la narratrice sait qu’elle va devoir vendre la maison de son enfance. Lieu des origines et de l’ancrage, de la mémoire familiale et de sa propre mémoire. Face à ce chagrin intime, écrire un livre lui semble la seule chose encore possible : trouver les mots pour, peut-être, sauver un peu de la maison avant qu’elle ne disparaisse de sa vie, lui restituer une part d’éternité.
Janvier 2015. La vague d’attentats qui frappe la France la laisse sans mots, avec le sentiment d’avoir été dépossédée du monde tel qu’elle le connaissait. En elle, l’urgence s’est déplacée : que faire d’autre qu’écrire, pour tenter de faire face à l’innommable ? Au fil des semaines, sa vie va se jouer dans un va-et-vient entre ce sentiment de fissuration du monde extérieur, que les attentats de novembre ne vont qu’intensifier, et celui de dépossession de son monde intime. Jamais le dehors et le dedans ne lui ont paru à ce point liés. Contrepoint paradoxal, insensé, de cet effondrement généralisé : tout au long de ces mois elle a porté un enfant, puis elle l’a mis au monde.

Note 1.0

J’avance à tâtons, j’aimerais trouver de la lumière, faire surgir du sens, j’aimerais retrouver le monde d’avant midi dix le mercredi 7 janvier, l’instant où j’ai appris que quelque chose d’irrémédiable venait de se produire, que le monde dans lequel nous vivions avait basculé, devenant un monde dans lequel deux hommes pouvaient pénétrer dans un immeuble, gravir un escalier et décimer à la Kalachnikov une équipe de rédaction, le monde d’avant le soit de septembre où j’ai su à la fin du dîner auquel nous prenions part mon père, ma sœur, mon frère et moi, au moment du dessert précisément, alors que je servais une mousse au chocolat préparée la veille avec un sourd pressentiment au creux du ventre, que nous allions devoir vendre la maison de notre enfance, j’aimerais anéantir ces deux douleurs, les faire disparaître, les renvoyer au néant, j’aimerais retrouver le monde d’avant, un monde qui tenait, c’est pour cette raison chimérique que chaque matin depuis le 8 janvier je me mets à ma table de travail et tente de me frayer un chemin à travers les mots.

À l’occasion d’un partenariat avec PriceMinister, la possibilité a été offerte de découvrir certaines sorties de la rentrée littéraire 2016. À la fin le silence, de Laurence Tardieu, m’a attiré par son sujet lié à la vente de la maison familiale qui serait comme un déracinement, l’allusion de la quatrième de couverture aux attentats de Charlie Hebdo ne m’a pas plus parlé que ça.

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S’enfuir, récit d’un otage

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Titre : S’enfuir, récit d’un otage
Scénariste et dessinateur : Guy Delisle
Éditeur : Dargaud
Date de publication : 2016 (octobre)

Synopsis : En 1997, alors qu’il est responsable d’une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l’a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d’un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l’auteur de « Pyongyang », de « Shenzhen », de « Chroniques birmanes » et de « Chroniques de Jérusalem ».

Note 3.5

Je suis au fond du gouffre. Comment pourrais-je regarder dans les yeux mes amis, mes compagnons de travail avec cette somme que je leur aurais fait perdre ? ! Sortir d’ici, oui, plus que jamais. Mais pas à n’importe quel prix… pas à n’importe quel prix.

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La Croisière des ombres

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Titre : La Croisière des ombres
Auteur : Jean Ray
Éditeur : Alma (Jean Ray) (fiche officielle)
Date de publication : 10 novembre 2016 (1929 à 1935 pour les premières éditions de chaque nouvelle)

Synopsis : Des histoires hantées, de terre et de mer. Jean Ray publie La croisière des ombres en 1931. Il doit se reconstruire au sortir de la prison. Et c’est un éblouissement. Coup sur coup, une série de chefs-d’œuvre. Un voyage extrême aimanté par l’infini de l’inconnu.
En février 1929, Jean Ray sort de prison. Il y sera resté près de trois ans. Dans la légende – qu’il entretiendra – cette mise à l’ombre serait la sanction de ses complicités avec la contrebande d’alcool sur le « rumrow », l’avenue du Rhum, aux frontières des États-Unis, alors en proie à la prohibition. En fait, il avait été sanctionné pour une escroquerie financière dans sa ville natale de Gand. Qu’importe !
Cet admirateur et ami de Blaise Cendrars se rêve une autre vie et d’autres amarrages dans ce recueil fulgurant de récits et de contes nés de ses hantises : la mer, les bouges, les nuits de lune, les vaisseaux fantômes, les trafiquants, les ruelles obscures… La croisière des ombres sort fin 1931. Jean Ray a 44 ans. Si le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison, Jean Ray se montre ici bien fou, c’est-à-dire radicalement raisonnable. Il met au service de l’étrange la rigueur et la clarté d’un imperturbable rationalisme. Efficace, ramassé, il fait naître des mondes en quelques lignes : la « croisière des ombres » commence au large de Manhattan et s’achève sous l’égide d’un psautier imprimé à Mayence au XVe siècle, boussole insensée d’un navire hauturier. Le virtuose du « réalisme panique » fait son entrée dans le tripot de la littérature.
Comme beaucoup de livres de Jean Ray, La croisière des ombres a souffert de rééditions infidèles et tronquées. La Collection Jean Ray l’offre à nouveau dans sa splendeur et son énergies premières, tel que l’écrivain l’avait conçu. On y découvrira, en prime, une dizaine de textes inédits, écrits entre 1929 et 1932.

Note 4.0
 
Coup de coeur

N’avoir personne à qui parler par une nuit d’octobre, à cent pas de la mer qui meugle, et des fanfares d’oies sauvages, pour toutes voix vivantes autour de soi, c’est bien le pire châtiment pour un homme honorable.

[Le dernier voyageur]

Après avoir découvert La Cité de l’indicible peur, je poursuis l’œuvre rééditée de Jean Ray aux éditions Alma avec La Croisière des ombres. Toujours sous la direction d’Arnaud Huftier, sont réunis ici des textes de différentes origines, écrits entre 1929 et 1935, avec d’un côté La Croisière des ombres, recueil de textes autour de la mer, des ports et des monstres de tout poil, et de l’autre quelques textes parfois très courts qui complètent cette thématique.

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Garth Ennis présente Hellblazer, tome 1

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Titre : Garth Ennis présente Hellblazer, tome 1
Scénariste : Garth Ennis
Dessinateurs : William Simpson, Steve Dillon et David Lloyd
Éditeur : Urban Comics (Vertigo Signatures) (fiche officielle)
Date de publication : 27 février 2015 (1992 en VO chez DC Comics/Vertigo)

Synopsis : Après avoir affronté les hommes et créatures démoniaques les plus dangereuses de Londres, John Constantine, magicien cynique et désinvolte devenu enquêteur, doit aujourd’hui faire face à un ennemi qu’il ne peut ni duper ni distancer : le cancer. Le diagnostic ne lui donne que quelques mois à vivre. Un temps qu’il va devoir mettre à profit pour trouver un échappatoire. Un salut inespéré qu’il trouvera peut-être auprès des Seigneurs des ténèbres.

Note 3.5

Vous me voyez là, vous tous, les amis que j’ai perdus et trahis ?
Vous êtes avec moi, ou vous priez pour que je vous rejoigne bientôt ?
Vous délecterez-vous de mes cris quand mon sang se répandra sur le sol, ou vous détournerez-vous, effrayés d’observer l’instant que vous attendiez tant, trop horrible malgré l’ampleur de mes péchés ?
Profitez bien du spectacle.

Après le succès des DC Signatures, Urban Comics propose aussi ces volumes, classés par scénariste dans le but de suivre un arc primordial sur un certain personnage, pour le label Vertigo. Garth Ennis et son run sur Hellblazer, la série de l’anti-héros John Constantine, ouvrent le bal.

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