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Le dernier des nôtres

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Titre : Le dernier des nôtres
Auteur : Adelaïde de Clermont-Tonnerre
Éditeur : Grasset
Date de publication : 17 août 2016
Récompenses : Grand Prix de l’Académie française

Synopsis : Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme. Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d’un petit garçon. Adélaïde de Clermont Tonnerre nous fait traverser ces continents et ces époques que tout oppose : des montagnes autrichiennes au désert de Los Alamos, des plaines glacées de Pologne aux fêtes new-yorkaises, de la tragédie d’un monde finissant à l’énergie d’un monde naissant… Deux frères ennemis, deux femmes liées par une amitié indéfectible, deux jeunes gens emportés par un amour impossible sont les héros de ce roman tendu comme une tragédie, haletant comme une saga. Vous ne dormirez plus avant de découvrir qui est vraiment « le dernier des nôtres ».

Note 2.0

Il est facile de trouver la solution quand les années ont passé, mais c’est dans le brouillard du présent que les décisions se prennent.

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Petit pays

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Titre : Petit pays
Auteur : Gaël Faye
Éditeur : Grasset
Date de publication : 24 août 2016
Récompense :
Prix FNAC 2016

Synopsis : En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Note 4.5

On ne doit pas douter de la beauté des choses, même sous un ciel tortionnaire. Si tu n’es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus, et c’est comme si tu étais déjà mort.

Les putes voilées n’iront jamais au Paradis !

Les putes voilées n'iront jamais au Paradis !

Titre : Les putes voilées n’iront jamais au Paradis !
Auteur : Chahdortt Djavann
Éditeur : Grasset
Date de publication : 6 avril 2016

Synopsis : Ce roman fait alterner le destin parallèle de deux gamines extraordinairement belles, séparées à l’âge de douze ans, et les témoignages d’outre-tombe de prostituées assassinées, pendues, lapidées en Iran. Leurs voix surprennent, choquent, bousculent, bouleversent. Ces femmes sont si vivantes qu’elles resteront à jamais dans notre mémoire. À travers ce voyage au bout de l’enfer des mollahs, on comprend le non-dit de la folie islamiste : la haine de la chair, du corps féminin et du plaisir.

Note 3.5

Tout compte fait, je crois que j’exerce ce métier, en grande partie, par goût de transgression. Quand les lois sont criminelles, c’est un honneur d’être rebelle et hors la loi.

Big Daddy

Big daddy

Titre : Big Daddy
Auteur : Chahdortt Djavann
Éditeur : Grasset
Date de publication : 4 février 2015

Synopsis : Un gamin des rues, Rody, est condamné à perpétuité pour un triple meurtre dans un trou perdu de l’Amérique profonde. Lors de ses tête-à-tête dominicaux avec l’avocate commise d’office, Rody lui raconte son intimité avec Big Daddy, grand pervers criminel qui avait fait de lui son « fiston ». Argent, drogue, sexe et loi de la haine, blancs, noirs, obèses, prostituées: tout y passe…mais rien ne se passe comme on peut l’imaginer.
« Rody’s case », l’affaire Roddy, est médiatisée et devient un enjeu de la campagne politique du gouverneur : consentira-t-il à le relaxer ? Trois voix, trois histoires tendent cette intrigue pour composer un suspense psychologique d’une rare efficacité où chaque chapitre recèle une surprise, un retournement ou un coup de théâtre. Roman politique et social, roman intime, roman noir : âmes sensibles, s’abstenir !

Note 3.5

Plus les milliardaires gagnent, plus les pauvres perdent. Plus on licencie, plus les patrons s’enrichissent. Il y a à peine vingt ans, on ne parlait qu’en millions; personne n’était milliardaire. Plus les riches ajoutent de zéros à leurs comptes en banque, plus les pauvres s’enfoncent en dessous de zéro… Je vais te dire, la crise financière c’est une nouvelle invention des banquiers et des financiers pour accroitre leur fortune …

Le Maître

Le maître Patrick Rambaud

Titre : Le Maître
Auteur : Patrick Rambaud
Éditeur : Grasset
Date de publication : 2 janvier 2015

Synopsis : L’auteur de La Bataille (Prix Goncourt 1997) nous fait découvrir ici le destin inouï de Tchouang Tseu, le plus grand philosophe chinois, qui vécut au Vème siècle avant Jésus-Christ. Le portrait d’une Chine méconnue, vivante, éternelle, littéraire, par un écrivain aimé des libraires et de la critique.

Note 3.0

C’est la tradition qui nourrit les guerres, la tradition qui force les hommes à des travaux épuisants, la tradition qui creuse le fossé entre riches et pauvres, la tradition encore qui invente des cultes pour séparer les hommes. N’est-ce pas de la barbarie ?

Avec Le Maître, Patrick Rambaud, le fameux auteur de La Bataille, tente d’inculquer une bonne dose de « sagesse orientale » à notre réflexion occidentale, usée et corrodée.

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Ainsi soit Benoîte Groult

Ainsi soit Benoite Groult

Titre : Ainsi soit Benoîte Groult
Scénariste et dessinatrice : Catel
Éditeur : Grasset
Date de publication : 2013

Synopsis : Ce livre est à l’origine l’histoire d’une amitié entre deux femmes de deux générations différentes, l’une romancière et pionnière du féminisme, l’autre dessinatrice et pionnière de la bio-graphique, telle qu’elle la nomme. Rencontres dans tous les lieux chers à Benoîte – à Hyères, en Bretagne; à Paris – et retours sur les épisodes les plus marquants de l’histoire personnelle d’une femme engagée durant presque un siècle (Benoîte est née en 1920): de la famille grande bourgeoise mais libre aux combats les plus légendaires du féminisme, de l’avortement au divorce, de la féminisation des noms de métiers à l’amour qui s’invente au quotidien, de Georges de Caunes à Paul Guimard et son ami François Mitterrand, de la presse au roman. Ainsi soit Benoîte Groult est bien plus qu’une biographie en dessins: c’est une odyssée de la femme moderne, une visitation intime et drôle, tendre et douce, d’un destin qui se confond avec l’histoire de la Femme et de l’écrivaine.

Note 4.0

L’anomalie dans le langage souligne l’anomalie dans la société. Chercher à féminiser ce n’est pas un caprice mais un besoin d’intégration sociale. Il paraît que le langage évolue de lui-même, sans recommandations. Faux ! La langue française n’a jamais cessé d’être rectifiée, codifiée. Depuis longtemps des commissions de linguistes spécialistes de chaque discipline ont forgé des mots acceptables adaptées aux réalités nouvelles. (…) Heureusement, les idées en germe finissent pas mûrir un jour. En 1990, le Conseil de l’Europe publie une circulaire sur « l’élimination du sexisme dans le langage ». Aujourd’hui, le dictionnaire prescrit la féminisation des métiers et beaucoup des préjugés commencent à être vaincus.

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Le roi disait que j’étais diable

Le roi disait que j'étais diable

Titre : Le roi disait que j’étais diable
Auteur : Clara Dupont-Monod
Éditeur : Grasset
Date de publication : 20 août 2014
Récompenses : Prix Littéraire des Princes

Synopsis : Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…
Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.
Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue.

Note 3.5

La joie est stupide. Elle s’offre facilement. C’est l’émotion la plus reconnaissable, donc la moins perfide. Elle fendille les visages avec la stupeur un peu niaise de se découvrir léger. Rien n’est plus angoissant qu’un être joyeux. Comment peut-il ignorer la faim et les menaces ? La joie produit de mauvais combattants. Je lui préfère la colère, c’est une autre histoire. Elle fait bouillir le sang. Elle est la forme même de la vie, sa première vocifération. Elle peut trahir. J’aime la colère parce qu’elle a toujours quelque chose à révéler.

Le sixième roman de Clara Dupont-Monod mise sur les blancs de l’Histoire pour bâtir une légende, celle d’Aliénor d’Aquitaine.

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Le Nom de la Rose

Le Nom de la Rose

Titre : Le Nom de la Rose (Il Nome della Rosa)
Auteur : Umberto Eco
Éditeur : Grasset
Date de publication : 1982 (1980 en VO chez Fabri-Bompiani)
Récompenses : Prix Médicis étranger 1982

Synopsis : En l’an de grâce et de disgrâce 1327, rien ne va plus dans la chrétienté. Des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes. Lorsque Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, arrive dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie – que tout l’Occident admire pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque –, il est aussitôt mis à contribution par l’abbé. La veille, un moine s’est jeté du haut des murailles. C’est le premier des assassinats qui seront scandés par les heures canoniales de la vie monastique. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va advenir en l’espace de sept jours.

Note 5.0

On raconte qu’un calife oriental un jour livra aux flammes la bibliothèque d’une ville célèbre et glorieuse et orgueilleuse et que, devant ces milliers de volumes en feu, il disait qu’ils pouvaient et devaient disparaître : car ou bien ils répétaient ce que le Coran disait déjà, et donc ils étaient inutiles, ou bien ils contredisaient ce livre sacré pour les infidèles, et donc ils étaient pernicieux.

Mélangez Sherlock Holmes dans sa période « Baskerville » avec l’ambiance d’une abbaye bénédictine du XIVe siècle soumise aux turpitudes liées à l’Inquisition et à la crainte de la sorcellerie, vous obtiendrez de quoi créer un chef-d’œuvre littéraire. Incontestablement, Le Nom de la Rose répond à cette exigence !

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Jayne Mansfield 1967

Jane Mansfield 1967

Titre : Jayne Mansfield 1967
Auteur : Simon Liberati
Éditeur : Grasset
Date de publication : 2011
Récompenses : Prix Fémina 2011

Synopsis : Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à la Nouvelle Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une « Hollywood movie star » de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.Simon Liberait ressuscite Jayne Mansfield, l’actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, qui disent aussi le crépuscule de l’âge d’or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 26, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie desaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l’ange dans l’underground

Note 2.0

Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967, sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleue métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle.

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