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Pays rouge

Titre : Pays rouge
Auteur : Joe Abercrombie
Éditeur : Bragelonne
Date de publication : 2014

Synopsis : Farouche Sud aurait aimé enterrer son passé sanglant une fois pour toutes. Mais lorsque son frère et sa soeur sont kidnappés et sa maison brûlée par une bande de hors-la loi barbares, il est temps de renouer avec la vengeance. En compagnie du vieux Nordique qui l’a adoptée, Farouche entame un périlleux voyage dans les plaines désertiques jusqu’à un village frappé par la ruée vers l’or, enchaînant duels et massacres ; puis dans les montagnes inexplorées, hantées par les étranges Fantômes…

Le visage de l’héroïsme qu’était venu voir Brisépée s’était révélé démoniaque. Il l’avait vu, lui avait parlé, s’était pressé contre lui. Le mal n’avait rien de grandiose. Aucun empereur sournois désirant conquérir le monde. Aucun diable élaborant des stratagèmes maléfiques dans l’obscurité de l’au-delà. C’étaient de petits hommes avec leurs petits actes et leurs petites raisons. C’étaient l’égoïsme, la négligence et le gaspillage. C’étaient la malchance, l’incompétence et la stupidité. La violence dénuée de conscience et aveugle aux conséquences. C’étaient les grands idéaux servis par de basses méthodes.

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Star Ouest

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Titre : Star Ouest
Auteurs / Nouvelles : Marc Villard (« Juarez 1911 ») ; Romuald Herbreteau (« Du grabuge sur Montana ») ; Jeanne-A Debats (Mosquito Toast ») ; Justin Hurle (« Regarde au coin de la rue, fiston, si le clebs à trois pattes cavale à reculons ») ; Francis Carpentier (Le shérif de Slone Street City ») ; Patrice Verry (Bounty Hunter ») ; Jean-Hugues Villacampa (« Mars prey ») ; Jérôme Nédélec (« Duel à Keralam ») ; Yaël-July Nahon (« Cahen crépuscule ») ; Arnaud Cuidet (« Éclair noir ») ; Sylvie-Jeanne Bretaud (« San City ») ; Pierre Gardier (« L’aurore nous attend ») ; Pierre-Marie Soncarrieu (« Chasseur de légende ») ; Brice Tarvel (« Pique-nique chez les Indiens ») ; Claude Jégo (« La dernière cible ») ; Patrick Ferrer (« La cité des ombres ») ; Jérôme Verschueren (« Inadaptée ») ; Irène Maubreuil & Robert Darvel (« Les marionnettes de la mort ») ; Sara Doke & Yal Ayerdhal (« La nuit de la Calamitaine »)
Illustrateurs : Gilles Francescano, Gérard Berthelot, Philippe Caza, Grégor
Éditeur : ImaJn’ère (fiche officielle)
Date de publication : 25 avril 2015

Synopsis : Les cowboys, les Indiens, les shérifs, les hors-la-loi, les saloons, les colts, les duels, les fils qui chantent et le cheval de fer, le désert et la poussière, les villes fantômes, la ruée vers l’or, vers l’Ouest, les règlements de compte dans un coral ou dans un autre, les chevaux qui galopent, la cavalerie qui arrive au dernier moment, les cactus… Pas de doute nous sommes dans un western.
Pourtant, en ouvrant ces pages, il vous faudra abandonner vos idées préconçues sur ce folklore. S’il est bien présent dans cet ouvrage, ses auteurs ont pris plaisir à la détourner pour nous offrir des textes originaux se rattachant au polar, à la science-fiction ou au fantastique, et quelques inclassables qui raviront les amateurs de littérature populaire.
Bienvenue dans le monde de Star Ouest.

Note 2.5

Cette nouvelle de mon aïeul a été rédigée à l’occasion du Festival de littérature populaire imaJn’ère en 2015 après Jesus-Christ (ancien calendrier). […]
Comme on le sait, la période était bien trouble. D’après ce qu’il reste des informations à notre disposition […] le monde était divisé physiquement en une multitude de petites nations gérées par des despotes au service des Grands Actionnaires qui tenaient le monde en esclavage. Les masses étaient détournées des préoccupations logiques par des jeux où mouraient de nombreux sportifs payés pour les distraire ou par des images générées par les sbires des GA projetées sur des écrans plats à haute définition en vue d’une lobotomisation douce.
[Jean-Hugues Villacampa, Mars prey]

Comme chaque année depuis 2011, l’organisation du salon ImaJn’ère d’Angers accompagne son événement annuel d’une anthologie officielle sous forme de déclinaisons SFFF et polar du thème choisi et mêle une sélection d’auteurs confirmés, de semi-amateurs issus de l’association ImaJn’ère et d’auteurs choisis à partir d’un concours. Pour l’édition 2015, le thème plongeait le visiteur et donc le lecteur dans l’ambiance western dérivée à toutes les sauces. Pour changer des analyses « nouvelle par nouvelle » pour des nombreuses anthologies déjà critiquées, nous suivrons un cheminement légèrement différent.

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Notre-Dame des Loups

Notre-Dame des Loups Hélios

Titre : Notre-Dame des Loups
Auteur : Adrien Tomas
Éditeur : Mnémos (Hélios) (fiche officielle)
Date de publication : 4 septembre 2015 (mai 2014 en grand format)

Synopsis : 1868, aux confins de l’Amérique, les Veneurs, une petite troupe d’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d’argent, l’âme froide comme l’acier, parcourent les immensités de l’Ouest sauvage.
Ils s’enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient. Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu’en soit le prix…
Empruntant aux westerns comme aux films d’horreur, Adrien Tomas nous emporte dans un tourbillon de neige, de sang et d’action parfaitement maîtrisée.
Avec le succès de La Geste du Sixième Royaume (prix Imaginales 2012) et La Maison des Mages, Adrien Tomas frappe de nouveau très fort avec Notre-Dame des Loups, un roman furieusement fantastique dont l’atmosphère nous plonge dans un Ouest sauvage balayé par les blizzards, aux forêts infinies hantées par nos peurs primordiales.

Note 4.0
 
Coup de coeur

Les steaks sont trop cuits, les haricots pas assez, la bière trop légère et le whiskey si coupé à l’eau que j’ai l’impression de boire du thé. Mais ça fait du bien d’avoir un repas chaud dans le bide. Quand on est Veneur, dès qu’on peut manger, on mange. Beaucoup. On fait des réserves à se faire péter le ventre, on dort, comme des bienheureux, on baise, on picole, on se repose, bref, on se refait une santé. Puis on repart, et on passe deux mois à grignoter des racines, du pemmican et du lard séché, à se traîner dans la boue et la glace et à regarder tout le temps derrière notre épaule, avec la trouille permanente de voir un Rej s’approcher de trop près.

Les conseils de ma chère et tendre m’ont encore frappé ! Oui, vous avez bien lu, les stigmates sont cuisants et, en parlant de griffes mal placées, Notre-Dame des Loups envoie du bois yo’ ! Alors ramassez vos tripes et courrez comme moi aux trousses d’Adrien Tomas et de ses comparses chasseurs de wendigos !

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Martha Jane Cannary, tome 3 : Les années 1877 – 1903

Martha Jane Cannary 3

Titre : Martha Jane Cannary : Les années 1877 – 1903
Série : La vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane
Scénariste : Matthieu Blanchin
Dessinateur : Christian Perrissin
Éditeur : Futuropolis
Date de publication : 2012

Synopsis : Ayant perdu son emploi au Pony Express en 1877, Martha reprend une vie d’errance et de petits boulots (cuisinière dans des ranchs, infirmière, lingère…) Au fur et à mesure des rencontres, généralement bien arrosées, n’hésitant pas à jouer du poing ou du fusil, elle forge sa propre légende qui sera bientôt amplifiée par la parution d’un article d’Horacio Maguire sur les exploits de celle que l’on surnomme Calamity Jane. Femme libre, alcoolique, rebelle, volontaire, elle refuse de participer au cirque ambulant de Buffalo Bill, mais participera quelques années plus tard au Wild West Show. Elle entreprend l’écriture des lettres à sa fille en 1879, ce qui permettra des années plus tard au grand public de découvrir une Calamity Jane plus intime. C’est cependant une tout autre femme que nous font découvrir aujourd’hui les auteurs de Martha Jane Cannary…

Note 4.0

Je reviens à Deadwood avec l’envie d’y rester cette fois-ci. C’est bien vrai que je me sens d’ici plus que partout ailleurs. Et Dieu sait que je l’ai roulée ma bosse !

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Martha Jane Cannary, tome 2 : Les années 1870 – 1876

Martha Jane Cannary 2

Titre : Martha Jane Cannary : Les années 1870 – 1876
Série : La vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane
Scénariste : Christian Perrissin
Dessinateur : Matthieu Blanchain
Éditeur : Futuropolis
Date de publication : 2009

Synopsis : Après un premier tome primé à St Malo et à Angoulême, Blanchin et Perrissin reviennent avec la suite tant attendue de la biographie de celle que l’on appelait Calamity Jane. Nous avions laissé Martha Jane Canary au printemps de 1869, après l’attaque des indiens à Goose Creek, là où le capitaine Egon la baptisa «Calamity Jane». A la fin de l’hiver 1874, Martha Jane vit dans un ranch à la lisière des Badlands. Sa fille Janey, née en septembre 1873, a quelques semaines quand elles échouent ici. Martha Jane ne se montre pas vraiment une très bonne mère, laissant la femme du fermier s’occuper de sa fille tandis qu’elle s’occupe des travaux de la ferme. Elle finit par avouer qui est le père de l’enfant, le célèbre Wild Bill Hickok…

Note 4.0

C’est en novembre 1868 que Custer tient enfin son fait d’arme. La charge meurtrière qu’il mène au camp cheyenne de Washita se solde par la mort de plusieurs dizaines de femmes et d’enfants. Les journalistes à sa botte transforment cet odieux massacre en une charge héroïque. Ainsi, Custer devient l’emblème de toute une nation qui juge l’Indien comme un anachronisme entravant la bonne marche du progrès.

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Journal des années de poudre

Journal des années de poudre

Titre : Journal des années de poudre
Auteur : Richard Matheson
Éditeur : Denoël (collection Lunes d’encre)
Date de publication : 2003

Synopsis : Après plusieurs années durant lesquelles leurs routes ne se sont pas croisées, le journaliste Frank Leslie rencontre par hasard son ami Clay Halser dans un saloon. Clay est une véritable légende de l’Ouest, la presse l’a surnommé « le Prince des Pistoliers ». Il a survécu à la guerre de Sécession, a été hors la loi un temps, marshal fédéral ensuite, avant de sombrer dans le désespoir et le jeu. À peine âgé de trente ans mais usé jusqu’à la trame, Clay n’a plus rien d’un homme ; il ressemble à une créature de la nuit. Alors que Frank est sur le point de demander à son ami quels sont les événements qui l’ont vampirisé à ce point, celui-ci est assassiné, laissant derrière lui une femme qui ne le pleurera pas, une fille de trois ans et un journal — quelques cahiers qui décrivent la vie quotidienne d’un homme confronté à la violence, condamné à payer au prix fort son entrée dans l’Histoire.

Note 4.0

-Nous sommes victimes de notre notoriété. Nous ne sommes plus des humains mais des créations de l’imagination. Les journalistes nous ont dotés de qualités qu’aucun homme ne peut posséder. Nos vies sont écrites sur le sable, Monsieur Halser. Nous sommes des morts-vivants.
Je pense qu’il a raison. Peut-être que ceux qu’on appelle les « professionnels de la gâchette » sont sur le déclin ; peut-être que les virtuoses du revolver qui régnaient sur la frontière ne seront plus, d’ici peu, que le vague souvenir d’une époque de courte durée. Un mort-vivant. Voilà ce que je suis depuis un bon moment.

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Martha Jane Cannary, tome 1 : Les années 1852 – 1869

Martha Jane Canary tome 1

Titre : Martha Jane Cannary : Les années 1852 – 1869
Série : La vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane
Scénariste : Christian Perrissin
Dessinateur : Mathieu Blanchain
Éditeur : Futuropolis
Date de publication : 2008
Récompenses : Prix Ouest France (2008). Prix Essentiel à Angoulême (2009).

Synopsis : Martha Jane Cannary est certainement l’une des personnalités les plus connus des États Unis d’Amérique, sous le nom de Calamity Jane. Mais qui est-elle réellement ? Christian Perrissin et Matthieu Blanchin se sont penchés sur les écrits de Calamity Jane, Les Lettre à sa fille, et sur de nombreux autres écrits pour nous raconter la vie de cette aventurière, célèbre, mais assez méconnue, qui a croisé le Général Custer, et dont le grand amour se nommait Wild Bill Hickok. Mais c’est avant tout le portrait d’une femme que les auteurs dévoilent au-delà du mythe dans cette trilogie intimiste à grand spectacle.

Note 4.0

Je vais vous dire, MISS CANNARY : vous êtes une véritable calamité, pour ce convoi et pour l’armée des États-Unis toute entière ! Voilà ce que vous êtes : une CALAMITÉ !!!

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The salvation

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Titre : The salvation
Scénario : Kristian Levring
Réalisateur : Kristian Levring
Acteurs principaux : Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan, Jonathan Pryce, Eric Cantona, Douglas Henshall, Mikael Persbrandt
Date de sortie française : 27 aout 2014
Hors compétition Festival de Cannes 2014

Synopsis : 1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.

Note 3.0

Lorsque que des truands à l’air patibulaire assassine femme et fils sous vos yeux ou presque, après la douleur insupportable, l’heure de la vengeance vient sonnée. Œil pour œil, dent pour dent. Faut pas le chauffer le Mads. Eva Green est toujours aussi belle malgré une vilaine cicatrice à la bouche, Mads Mikkelsen est aussi bavard qu’Eva (elle est muette dans le film) mais son regard toujours aussi pénétrant en dit long sur ses intentions. Cantona vient jouer les méchants, sans avoir grand-chose à montrer. On notera la très belle photographie de Jens Schlosser, les splendides paysages de ce mythique Ouest américain. Un western avec tous les codes du genre, (injustice, vengeance etc.…) et un casting international. « The salvation » est un western classique, ultra violent, ultra référencé aussi : on pense forcément à Sergio Léone, à Tarantino.

Même si le film de Kristian Levring n’arrive jamais à atteindre le niveau de ses glorieux confrères, cette sanglante loi du talion a assez de cartes dans son jeu, pour le rendre, à défaut d’être inoubliable, plutôt intéressant. Ni plus, ni moins.

Les Tuniques bleues, tome 1 : Un chariot dans l’Ouest

Les Tuniques bleues 1 Un chariot dans l'Ouest

Titre : Un chariot dans l’Ouest
Série : Les Tuniques bleues, tome 1
Scénariste : Raoul Cauvin
Dessinateurs : Louis Salvérius et Willy Lambil
Éditeur : Dupuis
Date de publication : 1970

Synopsis : Un messager blessé parvient à atteindre le camp de Fort Bow. Il appartient à la garnison de Fort Defiance. Les soldats y subissent le siège des Indiens. Mais ils sont à bout de forces et à court de munitions. Il faut faire vite ! C’est donc un sergent Chesterfield déterminé, flanqué de son inséparable caporal Blutch et de leurs compagnons qui volent au secours des leurs. Pas facile de se déplacer sans encombre avec un chariot bourré de munitions, dans une zone infestée par les Indiens.

Note 3.0

Apprenez, Bryan, qu’un sergent de la cavalerie des États-Unis ne pense jamais ! Il agit !

Humour au Far West, du franco-belge chez les cowboys : ça vous dit quelque chose ? Les Tuniques bleues m’intriguaient par l’intérêt qu’ils attiraient auprès de tant d’amateurs de bande dessinée.

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The Sixth gun, tome 1 : De mes doigts morts…

The sixth gun

Titre : De mes doigts morts…
Série : The Sixth gun, tome 1
Scénariste : Cullen Bunn
Dessinateur : Bruan Hurtt
Éditeur : Urban Comics (Indies)
Date de publication : 2014 (juin)

Synopsis : Alors que le continent américain se remet difficilement des blessures de la Guerre Civile, d’inquiétants individus sillonnent le Grand Ouest à la recherche de six pistolets maudits détenant à eux seuls assez de puissance pour mettre fin à l’humanité. Parmi eux, le général confédéré Oleander Hume, créature suspendue entre la vie et la mort, attend dans son cercueil le jour où il pourra enfin remettre la main sur l’un de ces artefacts. Pour l’heure, son épouse et quatre de ses cavaliers les plus fidèles ont retrouvé la trace de l’une de ces armes entre les mains de Becky Montcrief, jeune femme cherchant à venger la mort de son père adoptif.

Note 3.0

Nombreux sont les augures et les secrets à découvrir de par le monde… Dès lors qu’on sait où regarder. Mais regarder au bon endroit et avoir le courage de maintenir les yeux ouverts, voilà qui ne va pas toujours de pair.

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