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Flic

Flic

Titre : Flic
Auteur : Michel Neyret
Éditeur : Plon /J’ai lu
Date de publication : 2016 / 2017

Synopsis : Le commissaire raconte brièvement sa carrière à la PJ de Lyon et son ascension au poste de directeur-adjoint interrégional, puis développe sa perte de contact d’avec le terrain et sa chute, qu’il explique par le brouillage des frontières entre policiers et truands, l’évolution du milieu et de ses mentalités, la dématérialisation de l’argent ou encore l’invasion de la drogue.

Note 3.0

Pour moi, l’échec, c’est la catastrophe, le retour à la case départ, c’est-à-dire à la maison paternelle, au village et à la mine. L’échec, c’est affronter le regard de mon père qui a tout sacrifié pour que mon frère et moi fassions des études.

Quinze rounds

Quinze roundsTitre : Quinze rounds
Auteur : Richard Bohringer
Éditeur : J’ai Lu
Date de publication : 10 mai 2017

Synopsis : « J’ai passé ma vie sur la route. Tout seul. Avec la blonde. Avec mes fils, avec la musique, avec mes filles. Des milliers et des milliers de kilomètres. Coureur de savanes, enjambeur d’océans. T’as trop couru, t’’as le souffle court. Les hanches, ça va toujours. Même si elles servent plus à grand-chose, elles ont le tempo pour écrire. Voilà ce que je ramène. Quinze rounds. Celui qui clôt. Qui ferme le rideau. » De l’’enfance aux frasques de la jeunesse, des premiers rôles aux succès qui ont jalonné sa carrière, de la découverte de l’Afrique à la passion de l’écriture, Richard Bohringer se raconte dans ce récit au style enfiévré, au rythme syncopé. Tour à tour fulgurant et émouvant, entre coups de blues et coups de cœur, Quinze rounds est un combat qui se livre sous nos yeux en même temps qu’une déclaration d’amour à la vie.

Note 4.0
 
Coup de coeur

Ma vie fut multicolore, multicoque. J’ai coulé corps et âme mille fois. J’ai raclé le fond. Je l’ai peint de mon sang, mais grâce au cinéma, à certains rôles, je suis remonté souvent. Cette fois-ci, c’est le dernier round. Le plus dur. J’ai trop voyagé ailleurs, j’ai trop vécu. Je n’ai pas pu rester sage. Il fallait que je vive pour dégueuler l’acteur. Ce métier ne pouvait calmer ma fureur de mourir. Il exacerbait mes cauchemars. Partir en vrille pour disparaître.

Zapping ciné mai 2017

,Silence on zappe !

Un petit tour vers les salles obscures ce week-end ? Voici quelques idées de films à voir (ou pas…).

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Zapping ciné novembre 2016 (ter)

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Titre : La fille de Brest
Réalisateur : Emmanuelle Bercot

Note 4.0
 
 

« La fille de Brest » est l’incroyable combat de la lanceuse d’alerte Irène Frachon qui s’est battue avec un courage et un acharnement digne du plus grand respect contre les laboratoires Servier et le scandale du tristement célèbre « Médiator », médicament délivré aux diabétiques qui serait la cause directe de plusieurs centaines de décès. Construit comme un thriller sans temps mort, le nouveau film d’Emmanuelle Bercot est passionnant de bout en bout, porté par son actrice Sidse Babett Knudsen, véritable pile électrique, femme au caractère volcanique et obstinée et Benoit Magimel, une nouvelle fois excellent devant la caméra de la réalisatrice de « La tête haute ». Après le « Snowden » d’Oliver Stone, un nouveau film réussi sur les lanceurs d’alerte.

A voir

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Titre : Les têtes de l’emploi
Réalisateur : Alexandre Charlot et Franck Magnier

Note 2.0
 
 

« Les têtes de l’emploi » est une comédie qui n’évite pas les clichés, voir les gags éculés, mais pourtant par instant le film fonctionne lorsqu’il arrête de placer des dialogues ou situations lourdingues. Et on se prend à trouver un Franck Dubosc étonnamment juste (comme quoi il est un bon comédien malgré une filmo cata) ou une Elsa Zylberstein épatante et drôle. Pas la comédie de l’année, c’est sûr, mais tout n’est pas à jeter.

A vous de pointer ou pas !

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Titre : Ma’Rosa
Réalisateur : Brillante Mendoza

Note 2.5
 
 

Ma’Rosa et son mari Hector tiennent une petite épicerie dans un quartier où la misère se dispute aux trafics en tout genre. Pour joindre les deux bouts, Ma’Rosa fournit illégalement de la drogue. Dénoncé, le couple fait face à des policiers corrompus. Leurs enfants doivent trouver une très grosse somme d’argent en échange de leur liberté. Mendoza filme, caméra à l’épaule, les quartiers populaires, la misère et la violence, les trafics en tout genre. Ce n’est pas toujours fait à bon escient, l’image n’arrange rien, on peine à le suivre dans ce Manille bouillant et pluvieux. On est surpris aussi de voir que le prix d’interprétation féminine à Cannes ai été attribué à Jaclyn Jose tant sa performance n’a rien d’extraordinaire (comparée à celles d’Huppert dans « Elle » ou Cotillard  dans « Mal de pierres »). Un film qui laisse une impression mitigée entre agacement et intérêt pour montrer la misère quotidienne de nombreux Philippins.

Juste la moyenne

La pièce-Les derniers seront les premiers

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Titre : La pièce-Les derniers seront les premiers
Scénario : Lamine Diakité et Wadi Laadam
Réalisateur : Lamine Diakité
Acteurs principaux : Thiebault Viel, Fahmi Guerbaa, Dawala Badiri Diakité, D.R.Y;, Fanny Pierre, Sory Diakité, Alix Benezeth
Date de sortie française : 12 octobre 2016

Synopsis : Sam est un sans-abri qui vit dans une cité HLM. Agressé par le Caïd du quartier, il va redonner un sens à sa vie grâce à une simple pièce de deux euros. Il décide d’aider les gens autour de lui, même si pour cela, il lui faudra parfois contourner la loi.

Note 0.5

A force de mettre des claques, on finit par en prendre une bonne.

Zapping ciné octobre 2016

Silence on zappe !

Salon du livre ce week-end oblige (avec la 25ème heure du livre au Mans), donc voici un petit zapping des films vus cette semaine

« Chouf » de Karim Dridi est indiscutablement le plus intéressant. En situant son action dans les quartiers Nord de Marseille, il réussit parfaitement à nous plonger dans cet univers incertain, celui des gangs asseyant leur pouvoirs à coup de Kalachnikovs et d’intimidation. Entre documentaire et un scénario qui privilégie l’action, le film se montre toujours intéressant même s’il n’échappe pas à une certaine longueur. Avec un casting de tronches à faire trembler le badaud (suicidaire) qui se hasarderait dans ces quartiers, « Chouf » (regarde, en arabe) est un film réaliste, violent avec un final percutant et efficace. Karim Dridi maitrise parfaitement réalité et fiction et signe un film glaçant mais surtout réussi.chouf

Un film qui réunit derrière la caméra Derek Cianfrance (réalisateur des bons « Blue Valentine » et  « The Place  Beyond the Place ») et devant Michael Fassbender, Alicia Vikander et Rachel Weitz, avouez que cela a de la gueule et donne envie. Et bien bizarrement non. Cette histoire adaptée du roman de M.L. Stedman joue constamment sur le larmoyant, renforcé par une musique qui devient très vite omniprésente (d’Alexandre Desplat) comme pour souligner aux spectateurs le degré de la tragédie. Fassbender tout en retenue et la belle Alicia Vikander en épouse en mal d’enfant font le boulot avec talent, mais au vu des précédents opus de Cianfrance, on pouvait s’attendre à mieux que ce film lacrymal où, bizarrement, l’émotion ne surgit que rarement. Moyen.
une-vie-entre-deux-oceans

Le troisième film est le remake d’un film culte, « Les sept mercenaires » de John Sturges (1960). Cette fois-ci c’est Antoine Fuqua qui s’y colle. Et on doit bien avouer qu’on reste assez perplexe devant ce western qui se regarde sans déplaisir (le film dure 2h13), mais sans un enthousiasme débordant non plus. Alors bien sur, ça flingue, mitraille, hache, découpe, explose sur un rythme effréné : les pauvres villageois bafoués sont admirables à combattre les méchants qui veulent les exproprier, mais ça ne va pas plus loin. Ici ou là un trait d’humour bienvenu, des acteurs qui font le job, Denzel Washington en tête mais une fois le générique venu le sentiment que cette version 2016 ne restera pas dans les annales. A vous de vous faire votre avis.
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Pour finir, le film « Dogs ». Voilà un cinéma roumain qui n’en finit plus de nous surprendre car cette histoire de testament qui va provoquer violence et chaos nous permet de découvrir un réalisateur talentueux Bogdan Miricä. Une ambiance de western, des décors arides, plombés par un soleil harassant, un flic en bout de course, un propriétaire qui découvre que les terrains et la maison légués par son grand-père sont aux mains d’un groupe mafieux, le tout dans un style épuré, avare de dialogues : les pièces du puzzle se mettent en place. Le film installe une ambiance anxiogène dès le départ où la violence semble constamment prête à jaillir. Bogdan Miricä ne cherche pas à amadouer le spectateur, ses personnages ne sont guère sympathiques. Pourtant, le film possède un attrait indéniable et vous glace le sang par la volonté du réalisateur de se complaire dans cet inconfort. Un film en tout cas qui ne laisse pas indifférent.

dogs

Bonnes séances !

Infiltrator

infiltrator

Titre : Infiltrator
Scénario : Ellen Brown Furman d’après le livre de Robert Mazur
Réalisateur : Brad Furman
Acteurs principaux : Bryan Cranston, Diane Kruger, John Leguizamo, Benjamin Pratt, Yul Vazquez, Said Taghmaoui, Joseph Gilgun, Juliet Aubrey, Amy Rian
Date de sortie française : 7 septembre 2016

Synopsis : L’agent fédéral Bob Mazur a pour mission d’infiltrer le cartel de drogue de Pablo Escobar. Son but : faire tomber 85 barons et une banque internationale. Son plan : s’inventer un passé, une identité, une fiancée. Son risque : le moindre faux pas lui serait fatal.

Note 3.5

On change les équipes, Mazur t’es avec Abreu.

Toril

toril

Titre : Toril
Scénario : Laurent Teyssier et Guillaume Grosse
Réalisateur : Laurent Teyssier
Acteurs principaux : Vincent Rottiers, Bernard Blancan, Sabrina Ouazani, Tim Sefly, Karim Leklou, Alexis Michalix, Gérard Meylan
Date de sortie française : 14 septembre 2016

Synopsis : Dans le Sud de la France, Philippe vit entre deux mondes. Son trafic de cannabis et l’exploitation agricole familiale. Le jour où son père, surendetté, tente de mettre fin à ses jours, Philippe décide de sauver leurs dernières terres. Pour y arriver, il lui faut trouver de l’argent, vite et beaucoup. Philippe s’associe alors à un gros trafiquant de la région pour installer un vaste réseau de stupéfiants au cœur du marché paysan. Réseau dont il aura du mal à sortir…

Note 4.0

Putain, toute sa vie il a bossé comme un chien.

Blood Father

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Titre : Blood Father
Scénario : Peter Craig (d’après son roman « Père de sang » publié chez Rivages en 2009 et Andréa Berloff
Réalisateur : Jean-François Richet
Acteurs principaux : Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna, William H. Macy, Michael Parks, Miguel Sandoval
Date de sortie française : 31 août 2016

Synopsis : John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation. C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille… Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…

Note 1.0

Ça c’est mauvais pour ma libération conditionnelle.

Divines

Divines

Titre : Divines
Scénario : Romain Compingt, Houra Benyamina et Malik Rumeau
Réalisateur : Houda Benyamina
Acteurs principaux : Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Kevin Mischel, Jisca Kalvanda, Yasin Houicha
Date de sortie française : 31 août 2016
Récompenses : Caméra d’Or Festival de Cannes 2016, Mention spéciale du SACD à la quinzaine des réalisateurs 2016

Synopsis : Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

Note 3.5

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