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Les derniers jours d’un homme

Les derniers jours d'un homme

Titre : Les derniers jours d’un homme
Auteur : Pascal Dessaint
Éditeur : Editions Rivages
Date de publication : 2010 (mars) / 2013 (avril)

Synopsis : Une cité industrielle du Nord-Pas-de-Calais où la pollution a tout gangrené. A quinze ans d’intervalle, deux voix se répondent. Celle d’un père, Clément, et celle de sa fille Judith. Ce sont des voix endeuillées. Clément raconte la mort de sa jeune épouse et l’horreur de l’usine qu’il finit par quitter, pour arriver au drame qui va tout faire basculer. Judith, elle, est âgée de dix-huit ans et orpheline. Elle parle de sa vie avec son oncle Etienne, qui l’a élevée, et cherche à éclaircir le mystère de la mort brutale de son père.

Note 4.0

Quand les gens ne sont pas capables de s’inquiéter de votre sort, ce n’est pas la peine de leur offrir le spectacle de votre désastre.

Noces

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Titre : Noces
Scénario : Stephan Streker
Réalisateur : Stephan Streker
Acteurs principaux : Lina El Arabi, Sébastien Houbani, Banak Karimi, Alice De Lencquesaing, Olivier Gourmet, Zacharie Chassereaud, Aurora Marion, Neena Kulkarni
Date de sortie française : 22 février 2017
Récompenses : Prix du Jury Etudiant Festival International du Film d’Histoire – Pessac 2016, Prix du public et Prix des lycéens Arte Mare – Festival du Film Méditerranée de Bastia 2016

Synopsis : Noces : Zahira, dix-huit ans, jeune belge d’origine pakistanaise, doit se conformer à la tradition, en épousant un homme choisi par ses parents. Amir, son frère, tente de lui venir en aide…

Note 4.5

-C’est injuste.  -Évidemment que c’est injuste. On est des femmes, qu’est-ce que tu crois.

Le Rapport de Brodeck, tome 2/2 : L’Indicible

Le Rapport Brodeck 2 L'Indicible

Titre : L’Indicible
Série : Le Rapport de Brodeck, tome 2/2
Auteur : Manu Larcenet
Éditeur : Dargaud [fiche officielle]
Date de publication : 17 juin 2016

Synopsis : Manu Larcenet se confronte à une adaptation, celle du chef-d’oeuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien, et lui donner une nouvelle vie éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes, une plongée dans les abîmes, servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre.

Note 4.5
 
Coup de coeur

Ne vous excusez pas, je sais que raconter peut être un remède sûr.

Après un premier tome très introductif et porté sur le mystère planant, l’adaptation dessinée du Rapport de Brock par Manu Larcenet se conclue finalement de belle façon.

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Terreur

terreur

Titre : Terreur
Auteur : Dan Simmons
Éditeur : Robert Laffont
Date de publication : 2008

Synopsis : 1845, Vétéran de l’exploration polaire, Sir John Franklin se déclare certain de percer le mystère du passage du Nord-Ouest. Mais l’équipée, mal préparée, tourne court; le Grand Nord referme ses glaces sur Erebus et Terror, les deux navires de la Marine royale anglaise commandés par Sir John. Tenaillés par le froid et la faim, les cent vingt-neuf hommes de l’expédition se retrouvent pris au piège des ténèbres arctiques. L’équipage est, en outre, en butte aux assauts d’une sorte d’ours polaire à l’aspect prodigieux, qui transforme la vie à bord en cauchemar éveillé. Quel lien unit cette « chose des glaces » à Lady Silence, jeune Inuit à la langue coupée et passagère clandestine du Terror? Serait-il possible que l’étrange créature ait une influence sur les épouvantables conditions climatiques rencontrées par l’expédition? Le capitaine Crozier, promu commandant en chef dans des circonstances tragiques, parviendra-t-il à réprimer la mutinerie qui couve?

Note 5.0
 
Coup de coeur

Chacun de nous, je pense, interprétait ces paroles comme un adieu, comme un éloge funèbre nous concernant tous. Jusqu’à ce jour, nombre d’entre nous pensaient encore avoir une chance de survie. Nous savions désormais que nous n’en avions plus aucune. Jamais la glace ne renoncera à nous. Et la créature des glaces ne nous laissera jamais partir.

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Zapping ciné décembre 2016

Silence on zappe !

Un week-end ciné vous tente ? Voici un petit aperçu de ce que vous pouvez aller voir… ou pas !

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La petite femelle

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Titre : La petite femelle
Auteur : Philippe Jaenada
Éditeur : Julliard
Date de publication : 20 août 2015

Synopsis : Au mois de novembre 1953 débute le procès retentissant de Pauline Dubuisson, accusée d’avoir tué de sang-froid son amant. Mais qui est donc cette beauté ravageuse dont la France entière réclame la tête ? Une arriviste froide et calculatrice ? Un monstre de duplicité qui a couché avec les Allemands, a été tondue, avant d’assassiner par jalousie un garçon de bonne famille ? Ou n’est-elle, au contraire, qu’une jeune fille libre qui revendique avant l’heure son émancipation et questionne la place des femmes au sein de la société ? Personne n’a jamais voulu écouter ce qu’elle avait à dire, elle que les soubresauts de l’Histoire ont pourtant broyée sans pitié.

Note 4.0

La première chose que lui inculque le colonel émotif, c’est que la vie est un combat. Même un enfant peut comprendre ça. Et même un enfant, à moins d’être complètement stupide, se doute bien que s’il y a combat, il est préférable de le gagner.

Réparer les vivants

Réparer les vivants.jpgTitre : Réparer les vivants
Scénario : Katell Quillévéré et Gilles Taurand d’après le roman éponyme de Maylis de Kérangal publié chez Verticales
Réalisateur : Katell Quillévéré
Acteurs principaux : Tahar Rahim, Emmanuelle Seigner, Bouli Lanners, Anne Dorval, Kool Shen, Monia Chokri, Alice Taglioni, Dominique Blanc, Karim Leklou, Finnegan Oldfield, Alice de Lencquesaing, Théo Cholbi, Gaétana Bellugi
Date de sortie française : 2 novembre 2016

Synopsis : Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

Note 2.0

Un cœur ça ne se trouve pas comme cela.

L’Attrape-rêves

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Titre : L’Attrape-rêves
Scénario : Claudia Llosa
Réalisateur : Claudia Llosa
Acteurs principaux : Jennifer Connelly, Cillian Murphy, Mélanie Laurent, Oona Chaplin, Zen McGrath, Winta McGrath, Peter McRobbie, William Shimell
Date de sortie française : 26 octobre 2016
Récompenses : Le film était en compétition à la Berlinale 2014 et au Festival de Sundance 2015

Synopsis : À Nunavut, dans le Grand Nord canadien, Nana Kunning consulte un guérisseur pour l’un de ses fils. Cette rencontre va bouleverser le cours de son existence. Vingt ans plus tard, son fils aîné part sur les traces de sa mère, accompagné d’une journaliste française. Nana est devenue guérisseuse aux confins du Cercle polaire…

Note 2.5

Tu vas rester avec ton grand-père, c’est juste pour quelque temps.

Chanson douce

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Titre : Chanson douce
Auteur : Leïla Slimani
Éditeur : Gallimard (collection Blanche)
Date de publication : 18 août 2016
Récompenses : Prix Goncourt 2016

Synopsis : Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame. À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Note 4.0

Une haine monte en elle. Une haine qui vient contrarier ses élans serviles et son optimisme enfantin. Une haine qui brouille tout. Elle est absorbée dans un rêve triste et confus. Hantée par l’impression d’avoir trop vu, trop entendu de l’intimité des autres, une intimité à laquelle elle n’a jamais droit. »

Zapping ciné octobre 2016

Silence on zappe !

Salon du livre ce week-end oblige (avec la 25ème heure du livre au Mans), donc voici un petit zapping des films vus cette semaine

« Chouf » de Karim Dridi est indiscutablement le plus intéressant. En situant son action dans les quartiers Nord de Marseille, il réussit parfaitement à nous plonger dans cet univers incertain, celui des gangs asseyant leur pouvoirs à coup de Kalachnikovs et d’intimidation. Entre documentaire et un scénario qui privilégie l’action, le film se montre toujours intéressant même s’il n’échappe pas à une certaine longueur. Avec un casting de tronches à faire trembler le badaud (suicidaire) qui se hasarderait dans ces quartiers, « Chouf » (regarde, en arabe) est un film réaliste, violent avec un final percutant et efficace. Karim Dridi maitrise parfaitement réalité et fiction et signe un film glaçant mais surtout réussi.chouf

Un film qui réunit derrière la caméra Derek Cianfrance (réalisateur des bons « Blue Valentine » et  « The Place  Beyond the Place ») et devant Michael Fassbender, Alicia Vikander et Rachel Weitz, avouez que cela a de la gueule et donne envie. Et bien bizarrement non. Cette histoire adaptée du roman de M.L. Stedman joue constamment sur le larmoyant, renforcé par une musique qui devient très vite omniprésente (d’Alexandre Desplat) comme pour souligner aux spectateurs le degré de la tragédie. Fassbender tout en retenue et la belle Alicia Vikander en épouse en mal d’enfant font le boulot avec talent, mais au vu des précédents opus de Cianfrance, on pouvait s’attendre à mieux que ce film lacrymal où, bizarrement, l’émotion ne surgit que rarement. Moyen.
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Le troisième film est le remake d’un film culte, « Les sept mercenaires » de John Sturges (1960). Cette fois-ci c’est Antoine Fuqua qui s’y colle. Et on doit bien avouer qu’on reste assez perplexe devant ce western qui se regarde sans déplaisir (le film dure 2h13), mais sans un enthousiasme débordant non plus. Alors bien sur, ça flingue, mitraille, hache, découpe, explose sur un rythme effréné : les pauvres villageois bafoués sont admirables à combattre les méchants qui veulent les exproprier, mais ça ne va pas plus loin. Ici ou là un trait d’humour bienvenu, des acteurs qui font le job, Denzel Washington en tête mais une fois le générique venu le sentiment que cette version 2016 ne restera pas dans les annales. A vous de vous faire votre avis.
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Pour finir, le film « Dogs ». Voilà un cinéma roumain qui n’en finit plus de nous surprendre car cette histoire de testament qui va provoquer violence et chaos nous permet de découvrir un réalisateur talentueux Bogdan Miricä. Une ambiance de western, des décors arides, plombés par un soleil harassant, un flic en bout de course, un propriétaire qui découvre que les terrains et la maison légués par son grand-père sont aux mains d’un groupe mafieux, le tout dans un style épuré, avare de dialogues : les pièces du puzzle se mettent en place. Le film installe une ambiance anxiogène dès le départ où la violence semble constamment prête à jaillir. Bogdan Miricä ne cherche pas à amadouer le spectateur, ses personnages ne sont guère sympathiques. Pourtant, le film possède un attrait indéniable et vous glace le sang par la volonté du réalisateur de se complaire dans cet inconfort. Un film en tout cas qui ne laisse pas indifférent.

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Bonnes séances !

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