Toscan

toscan

Titre : Toscan
Auteur : Jean-Marc Le Scouarnec
Éditeur : Editions Séguier
Date de publication : 19 janvier 2017

Synopsis : Il fut une star, à l’égal de nombre de ces actrices et acteurs qu’il aimait tant. De Cannes aux Césars, sur les plateaux de télévision et dans les colonnes des journaux, le verbe haut, il défendait la France et son cinéma. Séducteur infatigable, fou d’opéra, initiateur de projets démesurés, de Don Giovanni à Van Gogh, Daniel Toscan du Plantier (1941-2003) a incarné une certaine idée de la culture. Son image était celle d’un producteur esthète, d’un mousquetaire pourfendant les médiocres, d’un Don Quichotte à la recherche d’une impossible perfection. S’appuyant sur des témoignages inédits, ceux de proches, d’amis, de collaborateurs et de célébrités (Marie-Christine Barrault, Isabella Rossellini, Gérard Depardieu et beaucoup d’autres), Jean-Marc Le Scouarnec signe la première biographie de ce visionnaire du 7e art.

Note 4.5

Toscan a rempli la mission qu’il s’était donné, constate Margaret Ménégoz. Il voulait produire de grands cinéastes comme Fellini, Bergman, Scola, Rossellini et il l’a fait. Il avait une vision du monde.

Voilà une biographie qui m’a ravi tant celle-ci est riche en anecdotes, Jean-Marc Le Scouarnec ayant eu le privilège d’échanger avec de nombreux proches du célèbre producteur.

C’est aussi une belle plongée dans le cinéma des quarante dernières années. Fou de musique classique et d’opéras, c’est dans le cinéma que ce producteur atypique deviendra un personnage incontournable. Des projets improbables et onéreux, Toscan en a mené de nombreux à leur terme, même si sa gestion calamiteuse était connue. Son incroyable bagou, son charme et sa fidélité en amitié lui permettaient d’aller au bout de ses projets. Amoureux des femmes (à tel point qu’il voulait toutes les épouser), Toscan laisse le souvenir d’un homme apprécié dans un monde où les égos sont surdimensionnés. On découvre aussi, sous l’aisance verbale, un homme hypocondriaque et avec des périodes dépressives qui contrastent avec l’image véhiculée. Une biographie remarquable, vous l’aurez compris, et qui ne laisse pas indifférent. Comme le résume si bien son ami Nicolas Seydoux, « Daniel Toscan du Plantier était avant tout un rassembleur, un pacificateur. Un séducteur aussi… Un aristocrate du verbe, un comte du trait, un prince du mot. »

Un grand merci aux Editions Séguier et à Babelio pour cette belle découverte qui plaira aux amoureux du cinéma.

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Publié le 15 février 2017, dans Récit contemporain, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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