Interview de Sandra Martineau (janvier 2017)

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Pour ouvrir le bal de l’année 2017, Sandra Martineau a eu la gentillesse de répondre à quelques questions sur son parcours, sa manière d’aborder l’écriture et sur ses plus récentes publications.


Le Bibliocosme : Quel est le parcours personnel qui vous a guidé peu à peu vers l’écriture de romans ?

Sandra Martineau : La première marche a été cette imagination débordante lorsque j’étais toute jeune. Ensuite j’ai gravis les échelons en noircissant du papier sur quelles pages avant que cela ne se transforme en cahiers complets. Il n’y a pas eu de parcours particuliers, ça a toujours été présent en moi. L’écriture a tout simplement grandi en moi au fil des années.

 

Le Bibliocosme : Vous avez déjà dit que finir un livre était comme un accouchement, mais quel est votre moment préféré dans la rédaction d’un roman ?

Sandra Martineau : Le démarrage, lorsqu’il faut rassembler les idées. A partir de ce moment là, elles commencent à cohabiter les unes avec les autres et se multiplient comme des cellules. L’afflux d’informations m’apporte un renouveau d’énergie et parfois une douce frénésie.

 

Le Bibliocosme : Vous flirtez souvent avec la limite parfois floue entre thrillers et romans policiers. Où vous situez-vous vis-à-vis de ces deux genres ?

Sandra Martineau : Plus je progresse dans l’écriture et moins je me situe. Je navigue entre les deux sans chercher à ancrer son style. Je dirai même pour le moment, l’important n’est pas là, mais plutôt de ce que le lecteur va ressentir, une fois plongée dans la lecture.

 

Le Bibliocosme : Vous êtes-vous déjà essayé à d’autres genres que le thriller ou le roman policier ?

Sandra Martineau : Je m’attache de plus en plus à la psychologie, ce qui va me pousser de façon indéniable à essayer d’autres genres, tel que le roman noir.

 

Le Bibliocosme : Que ce soit dans les méthodes policières ou dans la description de décors, quelles sont les sources que vous utilisez pour vous documenter ?

Sandra Martineau : Ma tête en priorité pour tout ce qui est d’imaginer, ensuite les renseignements à la source sont aussi très précieux…

 

Le Bibliocosme : Êtes-vous vous-même grande lectrice et, le cas échéant, avez-vous quelques coups de cœur récents à conseiller ?

Sandra Martineau : Je ne suis pas une grande lectrice, je trouve difficilement du temps pour vraiment me poser et lire, mais lorsque je tombe sur une pépite, je ne lâche plus. Mon denier en date : Plateau de Franck Bouysse. J’ai beaucoup aimé la trilogie d’Olivier Norek avec le capitaine Coste, j’adore aussi l’écriture de Claire Favan et Armelle Carbonel et bien d’autres encore…

 

Le Bibliocosme : « Dernière escale », votre nouveau roman, a paru chez les éditions Lajouanie. Pour quelle raison avez-vous choisi une nouvelle maison pour cette publication ?

Sandra Martineau : Les circonstances s’y prêtaient. Je n’étais pas prête au complet remaniement de manuscrit que mon ancienne maison d’édition me demandait.

 

Le Bibliocosme : Ce personnage de Richard subit des péripéties et des pressions conséquentes, pourtant c’est un protagoniste avec un nombre de défauts incroyable, n’a-t-il pas été difficile à construire ?

Sandra Martineau : Je développe de plus en plus la thèse de l’anti-héro. Tantôt un personnage qu’on prend en sympathie, tantôt un vrai salopard qui mérite ce qu’il lui arrive. Cette ambiguïté développe une variété de sentiments chez le lecteur qui, du coup, doit autant s’infiltrer dans l’histoire que tenter de positionner son ressenti vis-à-vis du personnage. J’avoue que l’écriture d’un tel personnage n’a rien de simple, il faut rester cohérent et surtout réaliste malgré tout.

 

Le Bibliocosme : Comment a été pensée l’ambiance de huis-clos meurtrier qui règne dans cette croisière méditerranéenne ?

Sandra Martineau : En réalisant la croisière ! L’idée m’est venue alors qu’on étions déjà sur le même type de bateau.

 

Le Bibliocosme : Désormais, quels sont vos projets d’écriture ?

Sandra Martineau : Un roman noir sur la rencontre d’une femme qui va subir la manipulation d’un pervers narcissique, un roman ado, et ensuite les deux suites des Blessures du silence. Il y a encore d’autres projets après ceux-là, mais on en reparlera…

 

Merci à vous.

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À propos de Dionysos

Kaamelotien de souche et apprenti médiéviste, tentant de naviguer entre bandes dessinées, essais historiques, littératures de l’imaginaire et quelques incursions vers de la littérature plus contemporaine (@DenisPiel). Membre fondateur du Bibliocosme.

Publié le 22 janvier 2017, dans Polar - Thriller, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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