Marina Bellezza

marina-bellezzaTitre : Marina Bellezza
Auteur : Silvia Avallone traduit de l’italien par Françoise Brun
Éditeur : Liana Levi / J’ai lu
Date de publication : 2014 (août) / 2017 (janvier)

Synopsis : L’avenir est à réinventer dans cette vallée coincée entre des montagnes de granit. Une départementale bordée par les carcasses des filatures abandonnées mène à des villages silencieux, un no man’s land aux confins de l’Italie. Pour Marina, vingt-deux ans, un corps et une voix de déesse, le futur se joue résolument ailleurs. Sur les plateaux de télé qui métamorphosent les starlettes de province en divas. Pour Andrea, fils d’une famille de notables, l’Eldorado est à portée de main. Dans la ferme d’alpage de son grand-père. Mais les rêves de ces deux héros contemporains se cognent à l’amour impossible qui les unit depuis l’adolescence.

Note 3.5

Ce n’est pas vrai que ce qui compte, c’est où on arrive. Ce qui compte, c’est d’où on vient.

Marina Bellezza est une jeune femme blessée par une enfance gâchée par des parents bien trop jeunes pour assurer une éducation convenable. En ressort une femme colérique, insolente, en révolte constante et d’un égoïsme terrifiant : Marina rêve de devenir une star de la chanson et est prête à tout pour réussir !

Andrea, lui, n’a pas connu la même enfance : fils d’un notable, il l’a pourtant vécue comme une souffrance, jaloux de son frère ainé, modèle à suivre pour ses parents. Au grand dam de son père, il décide de reprendre le métier de fermier de son grand-père. Andrea n’a pas non plus oublié son histoire d’amour avec la belle Marina, qu’il retrouve un soir après une rupture qu’il n’a jamais digérée. Sa dépendance à la jeune femme se réveille comme au premier jour, mais leurs rêves respectifs et le caractère de Marina semblent insurmontables pour une vie à deux. On plaint le pauvre Andrea tellement Marina joue avec ses sentiments : la jeune femme est ingérable et en constante rébellion… mais sous ce caractère explosif, il y a une évidente souffrance. Pour son nouveau roman, Silvia Avallone s’attache comme pour « D’acier » à ausculter une génération (la sienne) en perte de repères dans une Italie durement touchée par la crise et les années « Berlusconi ». Difficile de se construire un avenir ! Ses portraits sont touchants et ses personnages torturés par leurs démons intérieurs. Le livre parle aussi du choix de quitter une région rurale pour les feux de la ville, et l’envie pour certains de faire le chemin inverse.

Silvia Avallone confirme avec talent la qualité de sa plume. Un très bon roman.

Advertisements

Publié le 17 janvier 2017, dans Récit contemporain, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :