L’assassin royal, tome 17 : Le retour de l’assassin

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Titre : Le retour de l’assassin
Cycle : L’assassin royal, tome 17
Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion
Date de publication : 2016 (décembre)

Synopsis : Affaibli par le poids des années, FitzChevalerie cherche un moyen de secourir la dernière personne qui semble avoir encore besoin de lui en ce monde. Malgré l’envie du Fou d’aider son vieil ami à poursuivre les ravisseurs d’Abeille, son état de santé lui interdit tout nouveau danger. Et aujourd’hui connu de tous à la cour, le noble lignage de Fitz ne lui permet plus la liberté dont il jouissait autrefois. En dépit de ces difficultés, il lui faudra se conformer aux ordres du roi ou subir les conséquences de ses actes pour mener à bien sa mission, qui sera peut-être la dernière… Partagé entre tristesse, haine et faiblesse, Fitz doit à nouveau emprunter les piliers d’Art et rattraper coûte que coûte Dwalia et ses sbires. Aura-t-il la force de recouvrer ses anciens talents d’assassin, d’accomplir sa quête, pour son vieil ami et sa fille ?

Note 4.0

L’assassin royal est l’arme de la couronne, que le roi ou la reine Loinvoyant emploie à sa convenance. Quand l’assassin est appelé à entrer en scène par celui ou celle qui le gouverne, sa volonté est mise en suspens ; il ou elle a autant et aussi peu de pouvoir qu’un pion sur un tissu de jeu : il ou elle va, agit, puis en a fini, sans porter de jugement ni assouvir sa vengeance. Ce qu’accomplit la main de l’assassin royal n’est pas un meurtre mais une exécution. L’épée n’est jamais coupable.

 

Amateur de « L’assassin royal » réjouissez-vous : Fitz est de retour… et il est en colère ! Après une première partie relativement calme consacrée pour l’essentiel au retour du protagoniste à Castelcerf et à ses retrouvailles avec quelques uns des personnages emblématiques de la série, « Le retour de l’assassin » (correspondant en France au quatrième tome de la série « Le Fou et l’Assassin ») se révèle plus dynamique. Fini les hésitations et les excuses : notre héros se résout enfin à mener à bien sa vengeance à l’encontre des « serviteurs » de Clerres. Il faut dire que les bougres ne se sont pas montrés très malins en s’attaquant impitoyablement aux deux personnes qui lui sont le plus chers. Seulement notre héros n’est plus de prime jeunesse et sa reconversion pendant des années en tant que simple propriétaire terrien a sérieusement endommagé ses réflexes d’assassin. Le voilà malgré tout en route pour un nouveau voyage périlleux qui ne commence malheureusement pas sous les meilleurs auspices… L’action est bel et bien au rendez-vous même si l’auteur, fidèle à son habitude, continue de mettre avant tout l’accent sur la psychologie tourmentée de son personnage dont elle nous détaille les moindres tourments. Cela en lassera certainement plus d’un (et cela peut se comprendre), mais en ce qui me concerne la magie opère toujours et transforme les scènes les plus ordinaires en événements fascinants.

L’immersion tient aussi évidemment à la qualité de l’univers dépeint par l’auteur qui continue patiemment de le construire et de l’enrichir. La planification de son voyage par le héros donne ainsi lieu à une avalanche de nouveaux noms exotiques que l’on rêverait de visiter et qui élargissent encore les horizons de ce monde qui s’étend de toute évidence bien au-delà des simples Six-Duchés ou du Désert des Pluies. On s’en était d’ailleurs déjà rendu compte dans la précédente série, « Les cités des anciens », qui nous révélait l’existence de la mythique Kelsingra, cité perdue dans la jungle et hantée par le souvenir de ses anciens habitants que l’on a ici l’occasion d’arpenter à nouveau. Les liens unissant les différentes sagas de l’auteur se font ainsi de plus en plus nombreux, l’ouvrage fourmillant de références plus ou moins directes à des événements ayant eu lieu dans « Les aventuriers de la mer » ou « Les cités des anciens ». Autant dire que c’est un véritable bonheur pour le lecteur connaisseur de la totalité de l’œuvre de Robin Hobb d’assister à la rencontre improbable entre certains personnages qu’on aurait jamais pensé voir se côtoyer (Fitz, le Fou, Malta Vestrit, Thymara et Tatou dans la même salle, vous y croyez ?!). Les nouveaux personnages sont pour leur part plutôt prometteurs, y compris les plus agaçants qui, comme souvent chez l’auteur, risquent de connaître une évolution intéressante.

 

Les choses sérieuses commencent enfin pour Fitz et le Fou qui se lancent dans une nouvelle mission encore plus dangereuse que les précédentes. L’occasion pour Robin Hobb ne nous prouver une fois de plus que toutes ses séries sont encore plus étroitement mêlées qu’on ne le croyait. Vivement la suite !

Voir aussi : Tome 14 ; Tome 15 ; Tome 16

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Publié le 13 janvier 2017, dans Fantasy, et tagué , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Ouh! Je n’en suis pas aussi loin…. loin de là!
    Ce qui est rassurant c’est de constater que finalement la qualité de fléchit pas dramatiquement.

  2. Je me suis arrêtée au 6. Je ne pense pas que j’aurai le courage d’en lire autant pourtant j’avais adoré les premiers.

  3. Je l’ai lu (en VO) il y a quelques jours à peine, et j’ai dû me faire violence pour ne pas me jeter sur Les Cités des Anciens ! Mais je crois que je ne vais pas résister longtemps…
    Après tant de livres, Robin Hobb arrive encore à me faire pleurer, quand même ! 🙂

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