Utopiales 2016, Conférence #2 : Une collection space-opera chez Scrinéo

Les éditions Scrinéo ont annoncé dernièrement la création d’une nouvelle collection consacrée au space-opera et dirigée par Stéphanie Nicot qui s’est justement vue confier la modération d’une table ronde sur le sujet aux dernières Utopiales. Étaient présents à ses côtés trois des auteurs choisis pour inaugurer cette collection : Loïc Henry, chargé d’ouvrir le bal avec « Les océans stellaires » ; Laurent Genefort qui prendra la suite début 2017 avec « Étoiles sans issue » ; et enfin Estelle Faye dont le roman devrait paraître en 2018.

01 - Salon 3

Commençons d’abord par quelques informations émanant de la directrice de collection qui explique que l’accent sera avant tout mis sur l’aventure. Les romans s’adresseront à un public essentiellement adulte mais pourront tout à fait convenir à un lectorat lycéen, voire collégien dans le cas de bons lecteurs. Par prudence commerciale, Stéphanie Nicot n’entend pour le moment sortir que des one-shot mais n’exclue pas, si le public est au rendez-vous, de proposer des séries. Pour la même raison, les auteurs publiés dans un premier temps seront exclusivement francophones, même si la directrice de collection réfléchit déjà à l’éventualité d’intégrer des écrivains étrangers, auquel cas il ne s’agira toutefois que de rééditions et non de récits inédits.

les-oceans-stellaires

C’est donc à Loïc Henry qu’il revient d’ouvrir la collection avec « Les océans stellaires », un roman mettant en scène une héroïne à la recherche de passages interplanétaires cachés au fond des mers. Il s’agit là de son troisième roman après « Éros ou Thanatos » et « Loar », publié initialement chez Griffe d’encre puis repris en poche par Folio SF. Laurent Genefort s’est pour sa part montré plus discret concernant son prochain roman, « Étoiles sans issue ». Il explique néanmoins qu’il ne lui paraît pas nécessaire d’être expert en physique quantique ou en astronomie pour écrire du space-opera. Ce qui compte c’est moins l’explication que l’intérêt de l’hypothèse formulée : si l’image est belle et si le tout reste logique et cohérent, cela fonctionnera.

etoiles-sans-issue

La présence d’Estelle Faye a sein de la collection est sans doute plus surprenante que celle de ses deux camarades, celle-ci ayant jusqu’à présent avant tout écrit de la fantasy. L’auteur explique pourtant être une grande lectrice de SF et vouloir explorer différents genres de l’imaginaire. Ce roman de space-opera ne sera toutefois pas son premier récit de SF puisqu’on lui doit également un roman post-apo paru chez les Moutons Électriques (« Un éclat de givre ») ainsi qu’une nouvelle parue dans « Avenir radieux », une anthologie d’anticipations utopiques. Elle explique d’ailleurs s’être beaucoup inspirée pour son récit de space-opera des utopies pirates du XVIIe-XVIIIe, période pendant laquelle on assiste à quelques tentative de créations de sociétés parallèles. La notion de voyage est également essentielle chez elle, les explorateurs de l’espace pouvant d’une certaine manière être assimilés aux aventuriers du XVe dont elle avoue adorer les récits.

Un éclat de givre

Ne reste plus qu’à espérer que le public sera au rendez-vous !

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Publié le 6 novembre 2016, dans Divers "transcatégoriques", et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 7 Commentaires.

  1. Un space-opera basé sur les utopies pirates ? Qu’on m’apporte immédiatement le livre d’Estelle Faye ! =D

  2. Les auteurs VRAIMENT pertinents à la fois en Fantasy et en SF étant très peu nombreux, on me permettra de saluer le courage de la démarche d’Estelle Faye, sortir de sa « zone de confort » de cette façon n’étant pas forcément un cap facile à franchir.

    Sur un plan plus général, l’arrivée d’une nouvelle collection est une très bonne chose, ainsi que le positionnement axé sur l’aventure. Par contre, ce positionnement « adulte mais lisible par des lycéens et même des collégiens » me laisse perplexe, moi j’appelle ça du Young Adult et ça éveille tout de suite ma méfiance à propos de la complexité / richesse des univers et psychologies des personnages.

    • Je me suis fait la même réflexion… Personnellement j’ai beaucoup de mal avec le young adulte (même si je me doute qu’il doit y avoir des trucs super) mais rien que pour l’auteur je pense que je vais me laisser tenter.

    • Même méfiance éventuelle de mon côté, mais le terme n’a pas été mentionné (il me semble) de toute la table ronde, c’est peut-être un signe.

  3. C’est la première table ronde modérée par Stéphanie Nicot que je voyais en chair et en os, et j’en garde un souvenir très positif. Bien sûr, elle défendait forcément sa collection naissante, mais dans l’art de faire parler les auteurs sur leurs œuvres, les bons modérateurs deviennent rares…

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