Le fils

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Titre : Le fils
Auteur : Philipp Meyer (traduction de Sarah Gurcel)
Éditeur : Albin Michel
Date de publication : 20 août 2014
Récompenses : Prix Lucien Barrière 2014 ; Prix Littérature-Monde étranger 2015

Synopsis : Eli McCullough, le Colonel, marqué à vie par trois années de séquestration chez les Comanches, prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire. Peter, son fils, révolté par l’ambition dévastatrice du père, ce tyran autoritaire et cynique, profite de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleverse son destin et celui des siens. Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, ambitieuse et sans scrupules, se retrouve à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre de son arrière-grand-père. De 1850 à nos jours, une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire à travers les voix de trois générations d’une famille texane.

Note 4.5

N’être qu’un animal, comme mon père, libre de toute mauvaise conscience – de toute conscience, en fait. Dormir profondément, rempli de certitudes tranquilles, toute vie humaine ne pesant que son poids de viande.

Un narrateur incroyable ce Philipp Meyer ! A travers l’histoire d’une famille texane les McCullough de 1836 à nos jours, cette fresque est incroyablement addictive. Chaque jour vécu semble un luxe tant la violence est là, sous-jacente. Lorsqu’elle explose, c’est dans toute son horreur qu’elle est décrite. Meyer n’épargne pas ses lecteurs. Encore moins ses personnages. Mexicains, Comanches, Texans… : la barbarie n’a pas de frontière. C’est vrai que l’écriture de Meyer est incroyablement cinématographique, ce qui à tout pour me plaire. On a tous en mémoire des passages de films que Meyer nous rappelle avec un style ultra réaliste. Les histoires se chevauchent par chapitre interposé. Ce choix narratif est évidemment très efficace, on tourne les pages avec l’envie de retrouver Elie, enlevé par les comanches très jeune et devenu une icône familiale, Peter, le fils tolérant, tout l’opposé de ce père aux milles vies, et enfin Jeanne Anne, la petite fille devenue une héritière richissime mais esseulée. Les tensions familiales, les drames, la réussite sociale, les histoires d’amour, la violence encore et toujours : cette saga se lit avec un plaisir énorme. 671 pages passionnantes. Où le rêve américain regorge d’une terre rougie par le sang.

En route pour le Texas, Meyer est un fameux guide.

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Publié le 14 octobre 2016, dans Histoire, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 7 Commentaires.

  1. Je l’ai acheté en poche il y a quelques temps mais je ne sais pas quand j’aurais le temps de m’y mettre.

  2. Le récit du grand-père, c’est une tuerie ! Super ! J’avais moins aimé le récit du fils, moi, je le trouvais trop mou.

  3. Cette fresque américaine est sur la liste des romans que j’espère bien découvrir en 2017, et ton avis me conforte dans l’idée que c’est une bonne décision, merci 🙂

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