Divines

Divines

Titre : Divines
Scénario : Romain Compingt, Houra Benyamina et Malik Rumeau
Réalisateur : Houda Benyamina
Acteurs principaux : Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Kevin Mischel, Jisca Kalvanda, Yasin Houicha
Date de sortie française : 31 août 2016
Récompenses : Caméra d’Or Festival de Cannes 2016, Mention spéciale du SACD à la quinzaine des réalisateurs 2016

Synopsis : Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

Note 3.5

S’il vous faut une seule bonne raison de voir « Divines », elle s’appelle Oulaya Amamra. Cette jeune actrice est une bombe, elle éclabousse d’une énergie époustouflante le film de sa sœur (il serait injuste de ne pas citer aussi Déborah Lukumuena, formidable elle aussi). Couronné à Cannes par la Caméra d’Or, on se souvient de la joie communicative de sa réalisatrice. Le film est à son image, habité d’une rage de vivre impressionnante, l’envie de montrer que c’est possible à force de persévérance. Même si ici le tribu à payer est forcément injuste.

Le film est noir, dur, cette violence toujours sous-jacente prête à exploser à tout moment. Il montre aussi l’envie d’émancipation de ces jeunes filles de banlieues si souvent stigmatisées, la rage de réussir pour ne pas avoir la même vie de merde que leurs parents. Ces adolescences trop vite envolées, balayées par la dureté de la vie. Dont les yeux brillent au seul mot de « Money, money ». Le travail d’Houda Benyamina se démarque aussi par des choix originaux (les scènes de danse en plongée par exemple), sa mise en scène nerveuse, bouscule le spectateur, l’installe dans un inconfort continuel. La musique adoucit les mœurs dit-on, ici elle donne une force supplémentaire au drame inéluctable. Comme tout film fait avec les tripes, avec générosité, il n’échappe pas à certains clichés, à certaines maladresses mais « Divines », tout à la fois drame social et humain, est d’un réalisme impressionnant dans un cinéma français si fortement décrié (avec « Nocturama » et « Un petit boulot » cette semaine, ça fait quand même un sacré beau triplé).

« Divines », ces deux héroïnes le sont, allez à leur rencontre. Vous n’êtes pas prêt de les oublier.

À voir 3.5 4.0

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Publié le 11 septembre 2016, dans Récit contemporain, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Les différents articles de blog m’ont fait mettre ce film dans ma to do, alors que , justement, la presta de la réalisatrice à Cannes m’avait horripilée !

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