Notre Mère la guerre (Intégrale)

NOTRE MERE LA GUERRE

Titre : Notre Mère la Guerre
Auteur : Un récit de Kris. Dessin et couleur de Maël
Éditeur : Futuropolis
Date de publication : 16 octobre 2014

Synopsis : Notre Mère la Guerre est un récit, sous des allures d’enquête policière, qui prend la guerre comme sujet principal. Un récit qui aborde la question de ce Mal Absolu qu’est la guerre, à travers l’affrontement de deux hommes en plein cœur des tranchées françaises : un caporal et un lieutenant de gendarmerie, un socialiste antimilitariste et un militant catholique et patriote. Janvier 1915. Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l’Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu’on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l’objet de l’attention de l’état-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d’adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier. Une lettre cachetée à la boue des tranchées, sépulture impensable pour celles qui sont les symboles de la sécurité et du réconfort, les ultimes remparts même de l’Humanité. Des femmes… C’est impossible. Tout s’écroulerait. Ou alors c’est la guerre elle-même qu’on assassine…

Note 5.0
 
Coup de coeur

Longtemps, j’ai cru que le devoir fondait l’homme. Je me demande aujourd’hui s’il n’est pas simplement une tromperie magnifique de l’esprit pour mener le corps où il ne veut pas.

 

Tout d’abord, il y a un livre-objet qui flatte : cette couverture couleur sépia qui titille les mirettes et puis un coup d’œil au nombre de pages : 260 (j’espère que ça vaut le coup).

Notre mère la guerre planche 1

Et puis là, d’entrée, l’intérêt est stimulé par la qualité des dessins : ça fourmille de détails et c’est magnifique (du au talentueux Maël). Et puis ce scénario qui accroche, là aussi d’emblée, pas besoin d’être devin pour savoir qu’on va passer un sacré moment. « Notre mère la guerre » est une plongée effarante dans cette folie humaine que représente toute guerre. Celle là est aussi absurde que les autres, scandaleuse, révoltante. Une génération détruite pour des lopins de terre. Kris scénarise et dialogue tout ça avec une force dévastatrice.

Notre mère la guerre planche 2

Comment ne pas être en empathie avec ces personnages même si l’un d’eux est un meurtrier de jeunes femmes ? Pas prêt d’oublier le lieutenant Vialatte et le commandant Janvier, unis pour démasquer le coupable, ni le caporal Peyrac et sa bande de petits délinquants envoyés à la boucherie des canons allemands en échange d’une hypothétique liberté une fois la guerre finie, ni le soldat Desloches, usé d’attendre une hypothèque paix.

Notre mère la guerre planche 3

 

Ça vous prend aux tripes et ça ne vous lâche plus. Un immense coup de cœur.

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Publié le 16 juillet 2016, dans Histoire, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Nom de Zeus, je note de suite !

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