Les cités des anciens, tome 1 : Dragons et serpents

Les cités des anciens, tome 1 - Dragons et serpents

Titre : Dragons et serpents
Cycle : Les cités des anciens, tome 1
Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion / J’ai lu
Date de publication : 2010 / 2011

Synopsis : Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons pour se transformer à leur tour en dragons et assurer la pérennité de leur race. Mais trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, incapables de survivre sans l’aide des humains. Autour d’eux gravitent Thymara, jeune fille aux mains et aux pieds griffus, que ses parents n’auraient jamais dû laisser vivre ; Alise, tiraillée entre un époux qui la méprise, et sa passion des dragons ; et Leftrin, capitaine de vivenef à l’honnêteté douteuse qui tombe sur une bille de bois-sorcier et choisit de la vendre au plus offrant malgré l’interdiction formelle qui pèse sur ce genre de commerce.

Note 4.0

 

Inutile de présenter Robin Hobb aux lecteurs de fantasy puisqu’elle est aujourd’hui l’auteur de plusieurs séries particulièrement prisées par les amateurs du genre. Avec « Les cités des Anciens », elle inaugure un nouveau cycle et nous replonge dans l’univers de deux de ses précédentes sagas : « L’Assassin royal » (treize volumes) et « Les Aventuriers de la mer » (neuf volumes). L’action prend ainsi directement place après les événements relatés dans le dernier tome des « Aventuriers de la mer », à savoir le retour de la dragonne Tintaglia et le réveil de ses congénères, enfin sortis de leur longue léthargie. On est cependant bien loin des créatures majestueuses et imposantes que nous évoquent habituellement les reptiles cracheurs de feu qui peuplent les récits de fantasy. Difformes, faibles, lents d’esprit, maladifs… : ces dragons là ne sont que de pâles copies de leurs aïeux. Du côté des habitants du Désert des Pluies l’inquiétude ne tarde pas à monter : comment subvenir aux besoins de ces créatures certes pathétiques mais à l’appétit formidable et difficile à contenter ? Ne serait-il pas plus simple et moins onéreux de trouver une bonne excuse pour se débarrasser de ces encombrants invités tout en se gardant bien de déclencher la colère de Tintaglia ?

Comme souvent, Robin Hobb prend tout son temps afin de bien faire comprendre à son lecteur les tenants et les aboutissants des événements dont il est témoin. L’action se fait donc plutôt discrète dans ce premier tome qui sert surtout à présenter les différents personnages et à resituer la série dans la chronologie des différents cycles de l’auteur. Le récit se concentre ainsi sur le réveil des dragons et sur la préparation de l’expédition visant à les escorter ainsi que quelques autres rebuts de la société vers la cité légendaire de Kelsingra. On replonge avec enthousiaste dans l’univers du désert des Pluies, avec ses vivenefs, ses eaux corrosives et ses habitants physiquement influencés par leur environnement hostile Les personnages mis en scène par Robin Hobb sont, sans surprise, très attachants, à commencer par la petite Thymara, l’une des jeunes parias à qui l’on a confié la responsabilité d’escorter les dragons. D’autres sont pour le moment plus effacés mais on devine déjà qu’ils recèlent d’énormément de potentiel : c’est le cas d’Alise, épouse bafouée d’un grand marchand Terrilvillien et spécialiste des dragons, ou encore de Leftrin, capitaine de la vivenef Mataf.

Les cités des anciens, tome 1 - Dragons et serpents 2

« Dragons et serpents » marque le début d’une nouvelle série de fantasy prometteuse et qui ne manquera pas de ravir les amateurs du genre. Comme d’habitude avec Pygmalion, il est cependant dommage de ne se voir dévoiler que la moitié du roman d’origine, celui-ci ayant été coupé en deux par l’éditeur français.

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7 ; Tome 8

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Publié le 11 juillet 2016, dans Fantasy, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 15 Commentaires.

  1. Oui, c’est en effet souvent le problème avec les éditeurs français quand une série ou un auteur commence à avoir du succès…

  2. Non, je ne lirai plus Robin Hobb !

    • Roo, il ne faut pas être catégorique comme ça 😉

      • Pas terminé l’assassin royal, pas terminé la saga de la nef et vu ma PAL, je laisse aller c’est une valse.

      • C’est sûr que du Robin Hobb ça a tendance à un peu encombrer la PAL 😉

      • Vachement, même ! Et à nous pondre des tomes non essentiels juste pour traire un peu plus le lecteur.

      • Pour cet aspect je pense que c’est surtout dû au découpage français, Pygmalion n’hésitant pas à hacher un tome en deux voir trois parties. On se retrouve alors avec des romans d’à peine deux cent pages qui donnent effectivement l’impression de ne pas faire avancer l’intrigue d’un pouce…

      • Mais ça fait tilter le tiroir-caisse sans doute ?? 😀

        Je déteste lire une saga et tomber sur un tome qui ne fait rien avancer et qui sent à deux km à la ronde le roman tampon, le roman pour faire du fric…

  3. Je suis d’accord pour le découpage je crois que le mieux ce serait de lire toute la série à la suite 😉

  1. Pingback: Dragons au menu de janvier 2017 – Albédo

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