Acacia, tome 2 : Terres étrangères

Acacia 2

Titre : Terres étrangères
Cycle : Acacia, tome 2
Auteur : David Anthony Durham
Éditeur : Le Pré-aux-clercs / Pocket
Date de publication : 2009 / 2011

Synopsis : Neuf années ont passé depuis la défaite et la chute brutale des Meins. Corinn Akaran est devenue la reine de l’empire d’Acacia, qu’elle dirige d’une poigne de fer. Mais déjà la révolte gronde, emmenée par Barad le Simple, un homme profondément marqué par les travaux dans les mines et habité par les rêves de justice d’Aliver. Quand les envoyés de la Ligue des vaisseaux sollicitent l’aide de la souveraine pour négocier avec les mystérieux Auldeks, un peuple que personne n’a jamais vu et qui vit au-delà du Monde Connu, c’est à son jeune frère Dariel qu’elle confie la difficile mission de découvrir quelles menaces planent sur l’empire, au prix d’un voyage de tous les périls…

Note 4.0

 

Après un premier tome de très bonne facture, David Anthony Durham tient toutes ses promesses avec le second volume de sa trilogie « Acacia ». (Attention, quelques spoilers peuvent se cacher dans la critique) On y retrouve nos héritiers là où on les avait laissé, c’est-à-dire juste après la défaite des Meins et le retour au pouvoir de la dynastie des Akaran. Secrets, trahisons, intrigues de cour, scènes épiques, explorations en terre inconnue… : comme dans le premier tome il y en a vraiment pour tous les goûts. Le rythme du récit est suffisamment soutenu pour préserver le lecteur de tout ennui, d’autant plus que l’intrigue a tendance à se complexifier au fil des pages. Le ton est en tout cas plus sombre que dans le précédent volume et on se doute bien que les personnages ne sont pas au bout de leur peine. David Anthony Durham foisonne de bonnes idées ce qui permet à son univers de gagner en profondeur.

On en apprend notamment davantage sur les Auldeks, mystérieux habitants mi-hommes/mi-bêtes d’au-delà du Monde Connu, ainsi que sur le fonctionnement même du quota, garant de la stabilité de l’empire d’Acacia et de la docilité de ses habitants. Le plus gros point fort du roman reste cela dit ses protagonistes qui ont bien évolué depuis le début du premier tome. Les membres féminins de la fratrie se distinguent toutefois très nettement de leurs homologues masculins. Ainsi Mena, devenue guerrière accomplie, demeure à mon sens la plus attachante du lot, tandis que Corinn, son aînée, se démarque toujours par sa complexité. Difficile de cautionner les actes du personnage mais difficile aussi de ne pas éprouver de l’empathie pour lui. Les personnages secondaires ne sont pas en reste même si certains peuvent paraître un peu trop en retrait. C’est le cas par exemple de Kelis, ami d’enfance d’Aliver, du petit Aaden, fils de Corinn, ou encore d’Elys, la jeune dragonne de Mena.

 

Avec « Terres étrangères » David Anthony Durham signe un deuxième tome très réussi qui laisse présager un sacré final pour le troisième et dernier opus.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 3

Autres critiques : Jean-Philippe Brun (L’ours inculte)

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Publié le 2 juin 2016, dans Fantasy, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. La couverture a de la gueule, mais je n’ajoute pas, trop à lire jusqu’après ma mort ! 😛

  2. Finalement, je me demande si je ne vais pas l’inscrire sur ma PAL après un tel avis. Suite à ta critique du premier tome, je n’étais pas plus tentée que cela, dorénavant, je m’interroge…

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