Le prince bâtard

Le prince batard

Titre : Le prince bâtard
Auteur : Robin Hobb
Éditeur : Pygmalion / J’ai lu
Date de publication : 2014 / 2015

Synopsis : Robin Hobb entraîne ici le lecteur dans les prémices de la citadelle des ombres. La vérité qui se cache derrière le mythe du prince Pie se dévoile grâce au récit de Félicité, compagne roturière de la princesse Prudence de Casrelcerf : quand celle-ci donne le jour à un bâtard qui porte sur le corps la robe pie du cheval de son père, c’est Félicité qui se charge de l’élever. Et lorsque le prince Pie arrive au pouvoir, les intrigues politiques propagent de dangereux discours sur le Vif qui changeront à jamais le royaume.

Note 3.5

Nous ne sommes pas riches, nous ne sommes pas de noble lignage, mais nombre de nourrissons de l’aristocratie ont bu notre lait vivifiant.

 

Si Robin Hobb est une auteur à ce point renommée et appréciée dans le monde des littératures de l’imaginaire, c’est avant tout en raison de la qualité de son univers qui ne fait que s’enrichir et se complexifier à chaque nouveau roman. Aucun des ouvrages écrits par l’auteur et consacré à ce monde n’a toutefois pu égaler jusqu’à ce jour le succès de « L’Assassin royal », série mettant en scène un bâtard de la famille régnante formé en tant qu’espion et assassin de la couronne. Mais que savait-on jusqu’alors vraiment de la lignée des Loinvoyant ? L’auteur répond à la question par le biais de cette préquelle mettant en scène de lointains ancêtres de Fitz Chevalerie et qui, à défaut de nous surprendre, n’en demeure pas moins divertissante. Le récit prend la forme d’un témoignage rapporté par la sœur de lait de la princesse Prudence qui prend ici la plume pour relater le plus fidèlement possible à la postérité les tragiques événements qui secouèrent alors le royaume des Six-Duchés.

Sans surprise on s’attache rapidement à cette jeune femme banale amenée à côtoyer les puissants sans pourtant jamais véritablement rentrer dans leur monde. Comme dans la plupart des romans de Robin Hobb, l’intérêt du récit tient à la profonde empathie éprouvée par le lecteur pour les personnages. La formule fonctionne encore ici, même si ce n’est que l’espace d’une centaine de pages. Les connaisseurs de l’œuvre de l’auteur ne manqueront pas d’apprécier d’en apprendre davantage sur l’évolution de la lignée de Loinvoyant, et notamment sur la façon dont le Vif, cette magie si particulière permettant de tisser des liens étroits avec les animaux et jugée indigne à l’époque de « L’assassin royal », est parvenue à trouver son chemin dans le sang de la famille royale des Six-Duchés. Pas de révélations fracassantes au programme, néanmoins le récit comprend son lot de surprises et de drames qui rendent cette lecture, à défaut d’indispensable, au moins digne d’intérêt.

 

Avec « Le prince bâtard », Robin Hobb revient sur un tournant dans la succession de la lignée des Loinvoyant destiné à expliquer un peu mieux comment celle-ci a pu donner naissance, plusieurs décennies plus tard, à un personnage comme Fitz Chevalerie. Une préquelle qu’apprécieront à la fois les amateurs des Six-Duchés mais aussi les néophytes pour lesquels ce récit constitue sans doute une bonne introduction à l’univers de Robin Hobb.

Autres critiques : Dawn (Les Découvertes de Dawn) ; Ptitetrolle (Lectures trollesques)

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Publié le 7 février 2015, dans Fantasy, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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