L’archipel des Numinées, tome 1 : Arachnae

Arachnae

Titre : Arachnae
Cycle : L’archipel des Numinées, tome 1
Auteur : Charlotte Bousquet
Éditeur : Mnémos (Icares)
Date de publication : 2009

Synopsis : Des bas-fonds les plus sordides aux éclats de la cour princière, la cité d’Arachnae se livre sans fards, gangrenée par l’horreur et les excès. Dans le Labyrinthe où se côtoient la misère et le vice, des cadavres d’enfants torturés sont retrouvés. Théodora, la belle bretteuse libertine, est contrainte de s’allier avec l’austère Capitaine Gracci pour faire cesser ces crimes, alors qu’une guerre souterraine sans merci se joue entre le prince Alessio et les Moires, ses conseillères, et qu’une secte mystérieuse semble étendre son influence sur l’aristocratie décadente. Ces alliés que tout oppose parviendront-ils à dénouer la trame des possibles, ou se laisseront-ils engluer dans la toile de la Destinée ?

Note 4.0

Celui qui croit pouvoir démêler l’écheveau du Destin est un insensé, car les Moires qui en ont la garde se jouent des désirs des mortels et les poussent inexorablement dans les chemins secrets qu’elles ont tissés pour eux. Ainsi commencent les contes, dans l’Archipel des Numinées.

Avec ce premier tome de la trilogie « l’Archipel des Numinées », Charlotte Bousquet nous plonge dans le quotidien d’Arachnae, cité tentaculaire gouvernée par la famille Sforza, eux-même sous la coupe des Moires, trois magiciennes qui, comme leurs homonymes mythologiques, tiennent entre leurs mains le fil du destin de tous. On y suit les enquêtes menées en parallèle par la jeune et téméraire Théodora et le désenchanté Tigran, capitaine de la milice, dans ce quartier de perversion et de corruption qu’est le Labyrinthe. La plume de Charlotte Bousquet est très agréable, fluide et sans fioritures, et c’est ce style particulier et reconnaissable entre mille qui fait une grande partie du charme du roman. Les quelques poèmes insérés dans l’ouvrage et destinés à nous donner un aperçu de la production artistique de la cité ne font que renforcer ce sentiment et sont particulièrement appréciables.

L’intrigue quant à elle se révèle rapidement passionnante et c’est avec une excitation croissante que l’on suit l’avancée de l’enquête de nos deux protagonistes et les multiples rebondissements de l’histoire. Le plus grand atout du roman reste toutefois l’univers sombre et corrompu dépeint par l’auteur qui créé dès les premières pages une ambiance très particulière, presque dérangeante, à tel point que l’on a parfois besoin de poser le livre afin de reprendre son souffle devant la noirceur et l’intensité de certaines scènes. Les personnages sont également tous très intrigants de par leur complexité et la grande part d’ombre qu’ils dissimulent. C’est le cas notamment de l’impénétrable femme assassin Valia ou encore du prince Alessio Sforza, mais aussi de l’héroïne elle-même.

Un roman et un auteur qui ne laissent pas indifférents et que je me ferai un plaisir de continuer à découvrir. Rendez-vous à Cytheriae pour le second opus !

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3

Autres critiques : Apophis (Le culte d’Apophis) ; Célindanaé (Au pays des Cave Trolls) ; Xapur (Les lectures de Xapur)

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Publié le 29 novembre 2013, dans Fantasy, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

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