Le protectorat de l’ombrelle, tome 2 : Sans forme

Sans forme

Titre : Sans forme (Changeless)
Cycle : Le protectorat de l’ombrelle, tome 2
Auteur : Gail Carriger
Éditeur : Le Livre de poche
Date de publication : 2013 (2010 pour la première traduction)

Synopsis : Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule aux prises avec un régiment de soldats non humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Note 3.5

-Oh, balivernes, soyez raisonnable Tunstell, nous ne sommes pas dans un mélodrame shakespearien, nous sommes en 1870 : le mariage est une question de pratique. Il doit être traité ainsi.
-Mais Lord Maccon et vous vous êtes marié par amour.
Lady Maccon soupira : -Et comment savez vous cela ?
-Personne d’autre ne supporterait le comte !

Après un premier tome fort divertissant dans lequel Gail Carriger avait su tordre efficacement le cou aux clichés de la « bit-lit » grâce à un savant mélange d’humour et d’élégance typiquement anglaise, l’auteur nous offre avec « Sans forme » la suite des aventures de son extravagante héroïne, Alexia Tarabotti. On retrouve dans ce deuxième tome notre Anglaise favorite presque là où on l’avait quitté dans le volume précédent, à savoir tout juste mariée au rustre mais néanmoins séduisant lord Maccon, chef de la meute de loups-garous la plus importante d’Angleterre. Si, dans le premier volume, la trame de fond élaborée par l’auteur semblait malheureusement avant tout servir à mettre en avant le petit jeu de chat et souris auquel se livraient les deux protagonistes, l’erreur est ici corrigée puisque nous avons affaire à une intrigue plus ambitieuse et bien plus captivante car mettant davantage en valeur les spécificités et l’originalité de l’univers créé par Gail Carriger. Or, celle-ci ne manque décidément pas de bonnes idées. Le choix de délocaliser l’intrigue en Écosse apporte notamment un petit côté dépaysant fort sympathique et rafraîchissant. On peut également se réjouir de voir l’auteur mettre autant en avant le côté steampunk de ses romans avec des références à la modernité et aux nouvelles technologies très marquées (le lecteur aura notamment droit à une mémorable petite ballade en dirigeable)

Du côté des protagonistes, on retrouve bien évidemment avec plaisir ceux que l’on a déjà pu découvrir et apprécier dans « Sans âme » : Alexia Tarabotti, que le mariage est loin d’avoir assagie et qui, pour le plus grand bonheur du lecteur, n’a toujours pas appris à garder sa langue dans sa poche ; Lord Maccon, toujours aussi « fauve » et explosif ; l’extravagant Lord Akeldama ; le discret et efficace Lyall… C’est également l’occasion de découvrir plus en détail certains membres de l’entourage d’Alexia et de son époux sur lequel on en apprend davantage. Il convient également de saluer l’apparition de nouveaux personnages (bien plus charismatiques que ceux du précédent tome), qu’il s’agisse de la belliqueuse Alpha de Kingair, de certains membres de la meute de lord Maccon, et surtout de la très charmante et intriguant inventrice française, Mme Lefoux. Le ton reste pour sa part toujours aussi décalé, rempli d’humour et de ce fameux flegme britannique que beaucoup envient à nos amis d’Outre-Manche. On ne sera ainsi guère surpris de voir notre héroïne se retrouver dans des situations plus rocambolesques les unes que les autres et s’inquiéter avant tout de maintenir les convenances si chères à la société anglaise du XIXe siècle. Après tout, ce n’est pas parce que l’on côtoie des loups-garous mal dégrossis ou que l’on se retrouve en territoire « barbare » que l’on se doit d’oublier les bonnes manières !

Ce deuxième tome du « Protectorat de l’ombrelle » s’est donc révélé pour ma part beaucoup plus savoureux que le premier opus, l’auteur étant semble t-il parvenue à rectifier certains de ses principaux défauts. C’est avec plaisir que j’attends de découvrir la suite des aventures d’Alexia Tarabotti qui, de toute évidence, nous réserve encore bien des surprises…

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5

Autres critiques : Monochrome (Monographies… mais pas seulement)

Publicités

Publié le 10 novembre 2013, dans Fantastique, et tagué , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Je ne connaissais pas du tout cette série, mais là, je me sens attirée… dommage que le temps me manque ! 👿

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :