Kaamelott, tome 4 : Perceval et le dragon d’airain

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Titre : Perceval et le dragon d’airain
Série : Kaamelott, tome 4
Scénariste : Alexandre Astier
Dessinateur : Steven Dupré
Éditeur : Casterman
Date de publication : 25 novembre 2009

Synopsis : Le terrible Dragon d’Airain s’est réveillé ! N’écoutant que son courage, le Chevalier Lancelot se lance au galop vers le village menacé pour terrasser le monstre. C’est compter sans l’intervention du Chevalier Perceval, bien décidé à s’acquitter lui-même de cette Quête, secondé par son furet de guerre.

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Lancelot : Ne vous inquiétez pas, je m’occupe de tout. Si je ne suis pas revenu dans quatre jours, envoyez des renforts.
Arthur : Entendu.
Léodagan : Sauf que des renforts, on en a pas. Essayez de revenir avant quatre jours, du coup…

Avec Perceval et le Dragon d’Airain, Alexandre Astier nous replonge non seulement dans son univers de Kaamelott, mais également dans ses propres souvenirs d’enfance et de simple fan qu’il est lui-même.

En effet, le Dragon d’Airain est à l’origine un personnage récurrent de l’univers de Donjons et Dragons. Créature fantastique sans désir de nuire, ce dragon ne figure pas dans la légende arthurienne, mais sert de renvoi symbolique à tous les dragons qu’ont eu à affronter les Chevaliers de la Table Ronde durant leurs aventures. Ici purement métallique selon le souhait d’Alexandre Astier, louons (pour une fois) le dessin réaliste de Steven Dupré qui nous fait bien voir et surtout comprendre la sophistication de ce dragon. Des plaques de métal pour les écailles, un regard des plus expressifs, le Dragon d’Airain n’a pas la quantité de pouvoirs qu’il possède dans Donjons et Dragons, mais on sent poindre avec l’intrigue proposée ici sa capacité à communiquer avec les humains quand ceux-ci sont décidés à faire de même. Même si le reste est réduit avant tout à l’imagerie médiévale (gigantisme, terreur par les flammes, etc.), cette créature est particulièrement iconique pour l’univers de l’auteur.

Ce quatrième tome de la série en bande dessinée est également l’occasion pour Alexandre Astier de développer l’antagonisme chronique, dans la pratique comme dans le symbolisme, entre Lancelot et Perceval : le guerrier pour qui la raison prime face à l’ « enfant » empli de sentiments. Le premier est envoyé pour régler la situation froidement et militairement, le second tente sa chance pour démontrer qu’il peut résoudre le conflit entre les villageois et le dragon, et ce d’une manière radicalement différente, notamment très proche du monde animal. Cette opposition permet alors de garder les gags toujours présents : point besoin d’être davantage dithyrambique là-dessus, l’humour étant une composante essentielle de la bande dessinée comme de la série. La franchise Kaamelott nous régale toujours autant de toutes les formes d’humour : absurde, de situation, de geste, noir, etc.

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Il est à noter que ce tome est malheureusement le dernier à bénéficier d’une version collector : l’histoire en noir et blanc permet de se focaliser sur l’aspect métallique du Dragon d’Airain, ou suggéré comme tel ; la couverture et la reliure dans un look médiéval donnent le ton foncièrement lié à celui des DVD du même type, car le titre en lettres d’or et le cartonnage renforcé aux couleurs sombres rappellent bien la série ; enfin, on nous propose même une interview des auteurs et un making-of étape par étape de la création d’une planche, et particulièrement de la création de ce fameux Dragon d’Airain.

Alors bien sûr, ce n’est sûrement pas le meilleur des tomes en bande dessinée de Kaamelott, d’autant plus que l’auteur s’enferme peut-être un peu dans une visée « cultiste » purement destinée aux fans les plus ardus et aux passionnés de ce genre de références. Toutefois, Perceval et le Dragon d’Airain a le mérite de viser véritablement à redorer le blason épique du personnage le plus déroutant de la légende arthurienne version Astier. Face à un danger tel que le Dragon d’Airain, rien ne vaut le pouvoir de l’émotion. Un bel hommage donc, une nouvelle fois, à l’émotivité, au sentiment, mais également à l’aventure, à l’univers fantastique et à la culture geek !

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7

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À propos de Dionysos

Kaamelotien de souche et apprenti médiéviste, tentant de naviguer entre bandes dessinées, essais historiques, littératures de l’imaginaire et quelques incursions vers de la littérature plus contemporaine (@DenisPiel). Membre fondateur du Bibliocosme.

Publié le 1 août 2013, dans Fantasy, et tagué , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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